samedi 1 avril 2017

Présentation de la saison 2017 de la MLB.

Après 5 mois d'attente (enfin un peu moins avec la présaison et la Classique mondiale de baseball), la saison de la MLB va commencer ce week-end. L'année dernière a été historique avec la victoire des Cubs au bout du bout du bout d'un match épique face aux Indians. Ce succès a mis fin aux 108 années de disette de la franchise de Chicago. Est-ce que ce sera le tour des Indians de briser la malédiction ? Les chances sont très bonnes en tout cas.




Qu'est-ce qui a changé ?

On a signé une nouvelle convention collective. L'argent n'était pas vraiment le problème principal des discussions entre joueurs, propriétaires et le commissaire Rob Manfred. C'est plutôt le jeu et la durée des matchs, qui est le cheval de bataille de Manfred -dont c'était la première négociation comme commissaire-. Au final, on a changé deux trois choses :

- D'abord, l'équipe qui a le meilleur bilan aura l'avantage du terrain dans les World Series.
- Ensuite, la règle du but sur balles intentionnel est modifiée pour accélérer le jeu ; au lieu de lancer quatre balles loin de la zone des prises, il suffira d'un signe (un matin in in in !) qui indiquera à l'arbitre qu'on fait avancer gratuitement le frappeur adverse.
- Manfred a bien tenté d'introduire la nouvelle règle d'installer des coureurs sur les buts dans la prolongation, pour accélérer celle-ci mais il n'y est pas arrivé, tout comme la tentative d'introduire un chronomètre pour réduire le temps entre deux lancers.

Et au niveau des transferts ?

L'intersaison n'a pas été marquée par des bouleversements fantastiques. Mais le gros coup de la free agency a été attribué aux Indians, qui ont fait signer Edwin Encarnacion (42 HR l'an passé avec Toronto) pour "seulement" 60 millions et 3 ans (avec une option pour la 4è année). Cet hiver était celui des cogneurs mais leurs salaires n'ont pas été au niveau où on les attendait puisque le contrat d'Encarnacion -le meilleur dans la catégorie- a fixé la norme. Autrement, les Red Sox sont allés chercher l'excellent gaucher des White Sox Chris Sale contre pas mal d'espoirs. Les Astros de Houston ont beaucoup bougé tout comme les Mariners de Seattle.


Présentation de la ligue nationale.

Division Est.

Grosse lutte en perspective entre les Nationals de Washingon et les Mets de New York. Les Nationals se heurtent au plafond de verre des playoffs et ils espèrent aller loin cette fois. L'arrivée d'Adam Eaton au champ extérieur devrait renforcer cette équipe, nantie de quelques grands noms (Scherzer, le Cy Young 2016, Daniel Murphy, Stephen Strasburg). Mais on regardera la prestation de Bryce Harper,, qui a fait le yoyo dans ses performances en 2016. Washington a les moyens de gagner une série mondiale mais c'est, à mon avis, la tête qui fait défaut.

Les Mets ont une ou même la meilleure rotation des majeures : Harvery, Syndegaard, De Grom, Matz, Wheeler. Sauf que Matz ratera le début de saison et que chez les releveurs, Jeurys Familia a pris 15 matches de suspension pour des histoires de violences conjugales. Autrement l'attaque n'a pas changé : un moment sur le départ, le Cubain Cespedes a resigné. Mais les Mets sont un peu en-dessous que les Nationals et la santé de leurs lanceurs partants est une des clés de leurs saison.

Derrière, c'est déjà plus compliqué. Les Braves d'Atlanta entrent dans un nouveau stade. Et pour éviter d'être ridicules dans cette saison, et de le vider d'entrer, ils sont allés chercher de l'expérience avec les vétérans (plus de 40 ans) Bartolo Colon -excellent en 2016 avec les Mets) et R.A. Dickey. Ajoutez à ça Matt Kemp, Freddy Freeman, Jaime Garcia (un vol s'il n'est pas blessé) on a de quoi entourer  les jeunes mais entre des vieux, des moins vieux qui tentent de se relancer et des jeunes pas encore prêts à assumer le leadership, la saison sera difficile.

Les Marlins de Miami, eux, doivent repenser leur équipe : la mort de Jose Fernandez a tout chamboulé car les Flordiens pouvaient envisager de belles choses. Mais il a fallu reconstruire la rotation. En attaque, on attend de Giancarlo Stanton des circuits et de la moyenne, pour le joueur qui a touché le plus gros contrat de l'histoire du sport collectif américain.

Enfin les Phillies se reconstruisent doucement. Ils sont sur la bonne voie mais ils sont partis de loin avec peu d'espoirs vraiment capables de réussir. Mais ils vont s'améliorer et beaucoup pensent qu'ils devront attendre 2-3 ans avant que cette équipe ne gagne à nouveau.

Division Centrale.

Les Cubs de Chicago sont les grands favoris de la division, même s'il y aura encore de la concurrence. Leur équipe n'a pas changé, hormis le départ d'Aroldis Chapman (retourné aux Yankees 6 mois après être parti), compensé par l'arrivée de l'excellent releveur Wade Davis, en provenance de Kasnsas City d'où il a été échangé contre Jorge Soler. L'arrivée notable sera en fait un retour : Kyle Schwarber avait raté toute la saison en raison d'une jambe cassée mais il avait réussi à tenir la place de DH pour nous casser les pieds en World Series. Là, il est bien présent et il constitue une menace redoutable. La question qu'on peut se poser se pose toujours pour un champion en titre : la faim de victoires a-t-elle été rassasiée ? A priori, les Cubs pourraient échapper à cette question.

Derrière, les Cardinals de Saint-Louis sont toujours présents, même s'ils ont raté les playoffs l'an passé. Equipe solide sous tous les aspects, il manque certainement un joueur vedette pour porter l'équipe : le départ de Matt Holliday a été compensé par l'arrivée de Dexter Fowler des Cubs. Chez les partants, il faudra faire sans le prometteur Alex Reyes, opéré des ligaments du coude (Tommy John).

Les Pirates de Pittsburgh ont connu une année difficile, tout comme leur star Andrew Mc Cutchen. Décalé du champ centre au champ droit, on veut l'économiser un peu en défense pour qu'il retrouve son aplomb en attaque. Mais la force des Pirates restera le monticule avec ses partants peu connus mais déjà bien réputés dans le milieu.

Les deux autres formations de la division ne viseront pas les playoffs. On regardera quand même avec attention les Brewers de Milwaukee et leur attaque : autour de Ryan Braun, on a Jonathan Villar (62 buts volés en 2016), Erik Thames (de retour aux USA après 3 belles saisons en Corée du Sud) et le lanceur Junior Guerra. Pas de quoi sauter au plafond mais d'apprécier cette équipe offensive. Enfin les Reds de Cincinnati ont fini de vendre pour récupérer des espoirs. Joey Votto n'est pas totalement seul mais le Canadien va encore s'ennuyer cette saison.


Division Ouest.

Les Dodgers de Los Angeles ont été finalistes de la ligue nationale en 2016. Ils auront toujours la même ambition : battre les Cubs et aller au bout. Sur le papier, ils ont les moyens, d'autant plus qu'ils se sont renforcés avec l'arrivée de Danny Espinosa au 2è but et de l'ancien Giant Sergio Romo. Clayton Kershaw a connu quelques blessures l'an passé mais il est toujours à un niveau incroyable... sauf qu'en playoffs, il lui manque cette référence qui caractérise les plus grands. Et c'est la différence. Par contre, les Dodgers disputeront une saison sans leur commentateur emblématique Vin Scully, qui a pris sa retraite à 89 ans. Il commentait les matchs des Dodgers depuis ... 1950. L'équipe était alors à New York.

Derrière, les Giants de San Francisco ont essayé de tirer les leçons de la saison dernière : ils ont changé leur relève avec l'arrivée de l'excellent Marc Melancon. Mais l'attaque reste le point faible d'une équipe qui joue dans un stade défavorable aux points. La rotation est terrifiante avec Bumgarner (enfin un Cy Young ?), Cueto, Moore, Samardzjia et Cain mais cela suffira-t-il à se qualifier en playoffs ?

Terriblement décevants l'an passé, les Diamondbacks de l'Arizona vont tenter de prendre leur revanche.Tout le monde doit se relever et éviter un début de saison calamiteux, qui a plombé l'équipe. Sur le papier, les D'backs ne sont pas mauvais mais les performances inférieures et les blessures ont joué contre l'équipe. Si Greinke a connu des hauts et des bas, comme Paul Goldschmidt, ce sont les autres lanceurs qui auront la clé de la saison des Arizoniens. En particulier Shelby Miller, qui a raté dans les largeurs son exercice 2016.

Les Rockies du Colorado sont sur une meilleure voie : certes leurs lanceurs sont loin d'être dominants, surtout à Denver où la balle vole plus loin avec l'altitude. Mais ils progressent à l'instar de Jon Gray. Mais si vous aimez les points, regardez cette équipe car elle est hyper offensive : avec Arenado (42 HR), Blackmon, CarlosGonzalez, D.J.  Le Mahieu (meilleure moyenne de la nationale), on a rajouté Ian Desmond, qui s'est blessé et qui ratera le début de la saison. On peut encore franchir les 800 points marqués comme les 800 points encaissés.

Enfin les Padres de San Diego sont considérés comme la plus faible des 30 équipes. Le ménage a été fait et autour de Wil Myers (prolongé cet hiver), il n'y a que des prospects ou des joueurs de deuxième rang.

Présentation de la Ligue américaine.

Division Est.

Cette division sera encore une des attractions de la saison. Les Red Sox de Boston ont gagné la division et font figure de favoris avec l'arrivée au monticule de Chris Sale, qui va compléter la rotation avec David Price (nul en playoffs) et de Rick Porcello (le vainqueur du Cy Young 2016). Mais si l'équipe est forte sur le papier, je me demande comment la retraite de David "Big Papi" Oriz sera compensée, autant sur le plan statistique que dans le vestiaire. Et le point faible des Red Sox, c'est justement le leadership.

Les Blue Jays de Toronto ont perdu Encarnacion mais ils n'ont pas perdu leur rotation, qui a brillé l'an passé. Finalistes de la ligue américaine, ils ont compensé le départ de leur frappeur par l'arrivée de Kendry Moralès. C'est collectivement que les Blue Jays réussiront la saison mais à Toronto, on s'interroge aussi sur la capacité du manager John Gibbons à pousser son équipe et à s'adapter à l'adversaire, ce qui n'avait pas été le cas contre les Indians.

Les Yankees de New York peuvent-ils aller en playoffs ? Pourquoi pas avec la flopée de jeunes joueurs prometteurs qu'ils ont : Gary Sanchez, le receveur, a claqué 20 HR en 53 matchs l'an passé, Greg Bird a été très bon en présaison, lui qui avait raté toute la saison dernière. Et avec les différents transferts, les Yankees ont rempli leurs réserves de bons espoirs. En plus, Aroldis Chapman est revenu, après avoir été échangé de NY aux Cubs en juin. Par contre, la grande interrogation porte sur la rotation : entre le Japonais Tanaka, excellent mais fragile, un Sabathia vieillissant et le reste qui a encore beaucoup à prouver, ce sera dur. Mais si les partants tiennent, alors on a une relève (Betances-Chapman) qui ne va pas donner grand-chose.

Ensuite les Orioles de Baltimore vont faire tonner les cricuits : entre Trumbo, Adam Jones, Machado, Chris Davis, ca va y aller. En plus, en Zach Britton (47 sauvetages sans échec et une moyenne de 0.47 point mérité), les Orioles ont un super releveur. Le problème vient des partants, pas du tout fiables. L'attaque ne pourra pas toujours compenser les errances des lanceurs.

Terminons par les Rays de Tampa Bay, qui s'interrogent sur un possible déménagement puisqu'ils n'ont pas d'emplacement pour un nouveau stade. Plusieurs experts aux Etats-Unis prédisent une saison à plus de 80 victoires pour une équipe faible en attaque, malgré Evan Longoria. Pourquoi ? Parce que la rotation des Rays est une des meilleures (Archer-Cobb, Andriese-Odorizzi). Mais cela suffira-t-il ? Contre des puissances de cette division, c'est peu probable.

Division Centrale.

C'est la division des Indians et la concurrence est plutôt en baisse. On reviendra sur les Indians tout à l'heure.

Derrière, les Tigers seront encore dans la partie mais l'équipe repose sur des cadres vieillissants. Si Verlander au monticule et Miguel Cabrera ont encore livré leur marchandise, Victor Martinez prend de l'âge. Le manque de profondeur général de l'équipe sera le gros souci pour que Detroit retourne en playoffs.

Les Royals de Kansas City ont été champions en 2015 mais en 2016, l'équipe a manqué d'envie. La puissance offensive sera encore là malgré le départ de Morales pour Toronto mais la moyenne va baisser. En plus, les lanceurs partants sont une interrogation même si Danny Duffy prendra la première place. Il est vrai que la disparition accidentelle de Yordani Ventura est un coup dur. La relève sera un point fort malgré le départ de Wade Davis. Mais de là à gagner la division, il manque pas mal de choses.

Les White Sox de Chicago ont échoué en 2016 malgré un bon début de saison. Les relations tendues entre Chris Sale et sa direction indiquaient qu'il ne resignerait pas. Du coup, il a été échangé à Boston, qui a donné beaucoup en retour. Les White Sox seront certainement encore vendeurs cette année car ils ne comptent pas sur cette saison pour engendrer des succès.

A Minnesota, on a du talent en attaque (Dozier, Sano, Kepler, etc.) mais pas de lanceurs. C'est simple comment on perd 100 matchs. Bêtes noires des Indians en début de saison, les Twins ne rivaliseront pas pour le titre cette année.

Division Ouest

La concurrence sera rude dans cette division, avec 4 prétendants aux places.

Les Rangers du Texas ont remporté les deux dernières années la division et ont même obtenu le meilleur bilan de la ligue américaine. La clé de leur succès ? Une grosse attaque emmenée par l'inusable Adrian Beltre, et une capacité à gagner les matchs serrés (36 victoires, 11 défaites dans des matchs joués à un point d'écart). Mais cela sera-t-il le cas cette année ? Certes, il y a deux excellents partants aux Rangers : Yu Darvish, mais souvent blessé, et Cole Hamels, toujours solide. Derrière c'est moins constant. L'équipe a connu son lot de blessés et cela a permis aux jeunes de s'affirmer et de gagner en expérience. Pas de doute, cette équipe a du mental mais aussi des faiblesses.

Les Astros de Houston ont beaucoup bougé cet hiver pour être compétitifs : avec le retour à Houston de Carlos Beltran, l'arrivée de Brian McCann et de Josh Reddick, la puissance offensive des Astros sera encore plus forte, elle qui compte déjà sur Carlos Correau, Jose Altuve et ou George Springer. C'est aussi l'occasion de voir sur la saison la légende du baseball cubain Yunieski Gourriel, qui avait fait défection avec son frère l'an passé avant de jouer quelques matchs pour les Astros. Mais l'inquiétude pèse sur les partants, qui ont été secoués l'an passé. Dallas Keuchel avait gagné le Cy Young en 2015 mais son début de saison 2016 a été mauvais, gâché par une blessure. Si les lanceurs de Houston tiennent le choc, alors ça peut passer.

Ensuite les Mariners de Seattle continuent de bouger pour améliorer l'équipe. L'arrivée de Jean Segura en arrêt-court veut consolider la défense et améliorer la moyenne offensive des Mariners. Reste qu'il manque toujours un quelque chose à cette équipe : la régularité, la capacité à élever son niveau de performance et le poste de receveur.

Les Angels de Los Angeles ont raté leur saison car leur rotation a été décimée par les blessures. Celle-ci rétablie, iront-ils en playoffs ? On le saura dans la saison. Autrement, Mike Trout fait tout et presque tout seul, même si Albert Pujols continue de montrer qu'il lui reste encore des forces pour claquer des longues balles. L'équipe s'est un peu renforcée mais je pense que ce sera dur dans cette division.

Et finissons par les Athletics d'Oakland. En reconstruction, ils ont de bons éléments comme Kris Davis (42 HR) en attaque. Mais les blessures de Sonny Gray vont pénaliser le début de la saison. Oakland va bricoler à la façon moneyball mais sans espérer grand-chose de plus.


Les Indians, à la conquête du titre.



Malgré deux lanceurs partants blessés, un troisième diminué par un doigt coupé par un drone, leur meilleur frappeur absent de la saison, les Indians n'ont été vaincus qu'en prolongation du 7è match de la Série mondiale, contre le grand favori de la saison. Autant dire que la marge de progression est énorme pour la franchise. A vrai dire, ces playoffs 2016 ont montré à quel point Terry Francona est un manager exceptionnel, qui est l'homme qui a relancé la franchise. D'abord par sa gestion tout à fait peu ordinaire des releveurs, en utilisant un fabuleux Andrew Miller (MVP de la finale de ligue, une rareté pour un releveur), ensuite en emmenant toute son équipe derrière lui. Les Indians n'ont pas d'ego surdimensionné dans leur équipe et l'arrivée d'Encarnacion ne devrait pas changer les choses. Le patron c'est Francona et tout le monde est content. Outre la signature du meilleur frappeur disponible, les Indians ont signé le releveur gauche Boone Logan, solide au poste, et complété leur champ extérieur avec Austin Jackson, qui tente de relancer sa carrière. L'équipe des Indians est largement donnée favorite de la division centrale, car la concurrence n'est pas aussi rude que l'année dernière. Et en plus la marge de manoeuvre est grande. Pourtant, les Indians commenceront la saison avec quelques soucis : Jason Kipnis (2è but) et Lonnie Chisenhall (champ droit) sont sur la liste des blessés mais leur absence n'est pas trop longue (Kipnis devrait quand même rater les deux premières semaines de la saison). Enfin Cody Anderson, un des partants remplaçants possibles, a subi l'opération Tommy John : pas de saison 2017 pour lui.

Quelles seront les clés du succès ? La performance des partants, la régularité de l'attaque (2è de la ligue américaine en 2016 mais pas avec énormément de puissance) mais surtout bien commencer la saison. L'année dernière, les Indians avaient un bilan de 10-11 en avril, bien mieux que le 8-16 d'avril 2015. Et l'équipe finit très fort ses saisons, d'où l'importance de bien les commencer.




L'effectif

Lanceurs partants.

1.Corey Kluber. Monstrueux en fin de saison dernière et notamment en playoffs, Kluber a bien été ménagé en raison de sa surutilisation en octobre. Il est le fer de lance de la rotation des Indians.

Terry Francona (à gauche) et Corey "Klubot" Kluber (à droite). Kluber, monumental de calme est surnommé Klubot en raison de l'impassibilité de son expression en match. Le vainqueur du Cy Young 2014 (et 3è en 2016) est le fer de lance de la rotation indienne. (indians.com)

2.Carlos Carrasco. Excellent lanceur mais à la santé fragile. Carrasco a manqué aux Indians à cause d'une main cassée par une balle qui l'a touchée en septembre. Son potentiel n'est pas encore au maximum.
3.Danny Salazar. All-Star, il a commencé la saison en trombe avant que la fatigue ne prenne le dessus : ses performances ont été moins bonnes et il s'est finalement blessé. Lanceur capable de dominer, il doit rester en santé.
4.Trevor Bauer. L'homme qui se blesse avec un drone progresse chaque année. S'il donne beaucoup de manches, il manque encore de contrôle dans ses tirs.
5.Josh Tomlin. Mr "Un HR par match" a fait d'excellents playoffs avant de s'écrouler dans le match 6 contre les Cubs. Machine à retirer les frappeurs, il a cette tendance à donner une bonne frappe qui fait HR.

Les releveurs.

1.Cody Allen. Malgré Andrew Miller, il reste le "closer" de l'équipe. Solide dans son ensemble, il peut se dérégler brusquement. Et c'est souvent le cas en début de saison. Mais lorsqu'il est lancé, il est dans le top 10 des releveurs de la ligue.
2.Andrew Miller. Le grand gaucher est la grosse acquisition des Indians l'été dernier. Et il a été exceptionnel. Francona l'a utilisé à toutes les sauces, révolutionnant l'usage des releveurs. Mais ce ne sera pas possible en saison régulière.
3.Brian Shaw. Modèle de durabilité, Shaw est le moins connu du trio infernal de releveurs. Il reste un excellent élément en huitième manche.
4.Boone Logan. Le gaucher va donner du répit à Andrew Miller. Elément peu connu mais solide, il va donner de la densité à une relève déjà très forte.
5.Dan Otero. Utilisé en 6è ou 7è manche, Otero a fait la meilleure saison de sa carrière en 2016. C'est l'efficacité sans forcément passer son temps à retirer les frappeurs au marbre.
6.Zach Mac Allister. Ancien partant, Mac Allister s'est reconverti comme un solide lanceur. Souvent utilisé dans les causes perdues.
7.Shawn Armstrong. Par rapport à d'autres lanceurs, il s'est imposé pour la dernière place vraiment libre. L'an passé, ses apparitions étaient correctes.

Parmi les lanceurs qui commenceront dans les mineures :
- Mike Clevinger. A effectué plusieurs départs la saison dernière. Joueur intéressant mais qui doit progresser dans sa durabilité.
- Ryan Merritt. Le héros du match 5 de la finale de ligue contre Toronto. Il a tellement épaté les gens que de nombreux fans lui ont acheté des cadeaux pour son mariage. Merritt a encore beaucoup

Les joueurs de champ.

Les receveurs.

C'était le poste le plus faible en attaque. Affaiblis par les blessures, les receveurs ont montré quand même d'excellentes qualités défensives.

- Yan Gomes. Le Brésilien connaît des périodes horribles à cause de blessures, liées à des chocs, et de la perte de confiance dans sa capacité à frapper. Sa présaison a été bonne et s'il retrouve son niveau de 2014, alors les Indians auront une marge encore plus grande.
- Roberto Perez. Le dominicain va gagner pas mal de temps de jeu (un receveur remplaçant lance en moyenne un match par semaine, lui pourrait en avoir deux ou trois). Excellent en défense, il n'a pas eu de réussite en attaque mais il vaut mieux que cela. Comme le baseball est un sport de statistiques et de dynamique, il lui faut plus de présences.

Les joueurs intérieurs.

La paire dominicaine Santana/Encarnacion au camp d'entraînement des Indians (source. indians.com). Frapperont-ils 80 HR à eux deux ?


-Edwin Encarnacion (1er B/DH). La recrue de l'hiver. Sa puissance offensive ne se limite pas à claquer des HR. C'est aussi un frappeur fiable contre les gauchers et les droitiers. Il a refusé un contrat de 5 ans et 100 millions de $ avec Toronto pour gagner avec Cleveland.
-Carlos Santana (1er B/DH). Avec son compatriote Encarnacion, Santana partagera le premier but et le poste de frappeur désigné. Pour le début de la saison, il a même joué au champ extérieur comme en série mondiale à Chicago. Santana, qui est dans la dernière année de son contrat, a réussi la meilleure saison de sa carrière. Muté au premier rang des frappeurs, il a un excellent coup d'oeil qui lui permet d'aller souvent sur les sentiers. Alors qu'il devrait occuper le 4è ou 5è rang comme frappeur de puissance, il est au premier : c'est la philosophie du "Moneyball" dont Francona est un grand défenseur.
- Francisco Lindor (arrêt-court). Déjà all-star et gold glove (meilleur défenseur à son poste), Lindor a changé la qualité de la défense des Indians. Joueur spectaculaire en défense, toujours avec le sourire, Lindor est le nouveau visage de la franchise. Sans oublier que c'est un frappeur tout à fait honnête, sans trop de puissance mais avec beaucoup de constance.
- Jose Ramirez (2èB, 3èB voire champ extérieur). La révélation de la saison dernière. Il vient de prolonger pour 5 ans (et 26 millions). Avec une moyenne supérieure à 30%, Ramirez est un frappeur fiable avec des coureurs en position de marquer. Ce n'est pas un cogneur mais un joueur de moyenne. Il s'est imposé au troisième but mais il commencera la saison au deuxième -son poste initial- en raison de la blessure de Jason Kipnis.

Jose Ramirez, l'homme qui perd toujours son casque quand il court. On comprend pourquoi il faut qu'il le porte toujours !


-Yandy Diaz (troisième but, champ extérieur). C'est LA révélation de la présaison. Le Cubain avait déjà pas mal surpris au niveau AAA l'an passé mais en frappant pour plus de 40% de moyenne, il a fait parler ses qualités offensives et il a décroché un des derniers billets disponibles pour débuter parmi les 25 joueurs. Si ses qualités défensives ne sont pas du même niveau, il incarne aussi l'avenir de la franchise sur le plan offensif. Reste à savoir s'il convaincra jusqu'au retour de Kipnis.
- Michael Martinez (2èB, 3èb, champ extérieur). Le joueur polyvalent par excellence, dont le profil est recherché par Francona. C'est, comme Ramirez ou Diaz, ce qu'on appelle un "utility player", un joueur capable de défendre plusieurs postes. Rapide également, Martinez ne sera jamais titulaire à cause de ses limites en attaque. Mais il remplacera ici ou là.

Ne fait pas partie de l'effectif.
- Jason Kipnis (2èB). Kipnis a réussi la meilleure saison de sa carrière l'an passé, en frappant notamment 23 HR. Excellent défenseur à son poste, il est un des piliers de la franchise. Frappant au deuxième rang, il apporte de la puissance en attaque.
- Erik Gonzalez. Il a lutté jusqu'au bout pour faire partie des 25 de l'effectif de départ mais il commencera la saison au niveau AAA.
- Giovani Urshela. Selon Terry Francona, il a les qualités défensives pour avoir un gold glove. Mais Urshela n'est pas aussi bon en attaque. Il manque de patience et la qualité de ses frappes s'en ressent. A lui de s'ajuster car le poste au troisième but lui semblait promis. Francona a préféré les qualités offensives de Diaz aux qualités défensives d'Urshela.

Les joueurs extérieurs.

-Michael Brantley. "Dr Smooth" est de retour. Il n'a joué que 11 matchs en 2016 en raison d'une blessure à l'épaule qui n'a pas été guérie. Il a pris le temps et les Indians se demandaient s'il serait prêt pour le début de la saison. Lancé tard dans la présaison, Brantley a montré de l'efficacité sans ressentir des douleurs. Véritable métronome offensif (32,5% de moyenne avec 46 doubles en 2015), Brantley est le profil du joueur qui stabilise une attaque. Son retour dans l'effectif va renforcer tous les secteurs du jeu et même le leadership de la franchise.

Michael Brantley. Et si c'était lui le facteur X ? (source. Cleveland.com Cleveland Plain Dealer)


- Tyler Naquin. Troisième au classement de rookie de l'année 2016, Naquin a surpris l'ensemble des spécialistes. Naquin a encore beaucoup de progrès à faire : il a du mal contre les gauchers (il est gaucher lui-même), son jeu défensif doit s'améliorer. Mais il prend confiance et il s'est installé dans l'effectif pour frapper contre les lanceurs droitiers.
- Abraham Almonte. Il y a un an, Almonte écopait d'une suspension de 80 matchs pour dopage. Il l'a purgé et il a terminé la saison -en étant interdit de playoffs-. Almonte n'est pas un grand joueur d'attaque mais il apporte assez en défense pour être un titulaire régulier, au champ centre. A lui de saisir sa chance.
- Austin Jackson. Signé avec un contrat de ligues mineures, Jackson a convaincu les Indians de le garder dans l'effectif. Il est à Cleveland pour relancer sa carrière. Patrouillant au champ centre, il devrait aussi jouer contre les gauchers et il pourrait faire parler sa vitesse. Une espèce de Rajai Davis de 2016 ?
- Brandon Guyer. Arrivé en cours de saison, Guyer est utilisé contre les gauchers. Et en plus, il a une particularité : il est souvent atteint par des lancers adverses. C'est une joueur solide, qui contribue au collectif.

Absent de l'effectif :
- Lonnie Chisenhall. Blessé pour avoir heurté un mur, Chisenhall a réussi une belle reconversion au champ extérieur. Mais en attaque, c'est un joueur qui a montré ses limites. Certains pensent qu'il est un candidat à l'échange si les Indiens veulent aller sur le marché des transferts au cours de la saison.
- Bradley Zimmer. L'espoir numéro un de la franchise a réussi une belle présaison. Mais il n'a pas encore joué au niveau AAA, ce qui explique qu'il a été reversé dans les ligues mineures. Il a les capacités pour réussir et il se pourrait bien que Zimmer débarque dans les majeures en cours de saison.

Les Indians ont tout pour réussir. Pour moi, Boston ne pourra pas les vaincre malgré le renfort de Sale. Et ce qui est en jeu c'est aussi de gagner un maximum de matchs.

Les Indians commenceront la saison lundi soir au Texas chez les Rangers, avant d'aller en Arizona en fin de semaine. L'ouverture de la saison au Progressive Field se fera la semaine prochaine contre les White Sox de Chicago.



Soyons clair et je ne m'en cache pas, même si je suis toujours prudent. Je suis très optimiste pour les Indians. Pour moi, ils iront aux World Series et ils remporteront un titre. Mais ils devront aussi inviter  Charlie "Wild Thing" Sheen !

3 commentaires:

Gin Tonic a dit…

J'autorise les Indians à perdre contre les Yankees !
Et uniquement contre eux...

Tarswelder a dit…

Même pas je les autorise à perdre. Sinon, ils ont bien commencé la saison, pas comme les Yankees.

Gin Tonic a dit…

Oui, ce que je viens de voir dans ton article.