mardi 7 février 2017

Super Bowl LI. Essai d'explication. Et le reste (rugby, nécrologie, etc.)

Le plus grand match de football américain de l'Histoire ? Pas loin en tout cas. Le plus beau Super Bowl certainement. C'est le numéro 51 qui a vu les Patriots renverser une situation désespérée face aux Falcons et gagner 34-28, après avoir été menés 3-28 dans le troisième quart temps. On avait le souvenir du "Comeback" des Bills de Frank Reich contre les Oilers de Houston en 1991 (de 3-35 à 38-35 en deux quart temps) mais pour un Super Bowl, c'est encore pire... pour Atlanta.






Pourquoi donc.


Normalement c'était fini. La première mi-temps de la défense avait fait la différence et on ne devait plus en parler : d'abord elle a touché deux fois Brady, qui a fini par vaciller et par mal lancer, ensuite elle pique un ballon sur un fumble et l'attaque marque sur le drive suivant. Enfin, Brady lance une interception qui fait le 21-0. Le FG de Gostkowski avant la pause ne devait être que pour sauver l'honneur d'une première mi-temps blanche.

On se rappelait alors comment la défense avait torturé Aaron Rodgers en finale de conférence, au point de blanchir les Packers à la pause. Ce n'était pas un accident. Le seul accident possible était l'infâmitude du spectacle à la pause. Et l'attaque d'Atlanta, peu sollicitée finalement, a fait le job : le jeu de course faisait le ménage et Ryan, qui avait eu du mal à trouver ses receveurs dans le premier quart-temps, servait Julio Jones et les autres plus facilement. C'était la défense des Patriots qui finissait en lambeaux.

Au quatrième TD des Falcons, Elfe alla se coucher et j'essayai encore de tenir pour voir un intérêt quelconque au match. Les Pats marquaient mais la transformation tapait le poteau. Non, le trophée n'irait décidément pas dans le Massachussetts. Même à 12-28.

Mais que se passa-t-il donc dans ce maudit quatrième quart pour les Falcons ?

Tout d'abord, les Patriots ont tout lâché. C'était trop nul pour que le match finisse autant par la catastrophe pour New England. Et les Pats ont joué les quatre essais à chaque fois. Quand vous n'avez rien à perdre, vous n'avez plus peur de mourir.

Ensuite, la défense des Falcons a perdu le fil. Contre Green Bay en finale de conférence, elle a donné 21 points en deuxième mi-temps. Son niveau de concentration a fini par faiblir. Et puis les Patriots, qui ont monopolisé le ballon, ont fini par épuiser cette défense.

Et oui, car la meilleure attaque de la NFL n'a plus avancé. Sans compter les choix qui se sont avérés douteux. Une 3è et 1 où Ryan joue la passe dans son camp, se fait sacker, perd le ballon et le fumble est repris par les Pats. Ces derniers marquent un TD dans la foulée. Franchement, il fallait jouer au pire le chrono et la course : on gagne 40 secondes sur la quatrième tentative (en partant du principe qu'on rate le troisième essai) et on repousse les Patriots dans leur camp. Je ne comprendrai jamais ce choix. Comme l'est aussi celui de ne pas avancer à la course et de tenter un FG lointain lors de la série suivante. L'abandon du jeu de course par les Falcons a été une grosse erreur.

Enfin la tête joue. Je ne suis pas du tout convaincu que les Patriots y croyaient vraiment à -25 mais ils savaient que s'ils revenaient, ils pouvaient créer le trouble dans l'esprit des Falcons. C'est ce qui s'est produit. On appelle ça l'expérience. Les Falcons l'ont payé cher. Le vent a brusquement tourné.

Résultat. Un Super Bowl qui est le premier à se finir en prolongation, où Brady détient le record de yards gagnés à la passe, par le nombre de tentatives (lancées et réussies), le nombre de victoires, etc. Le jour même où il efface Kurt Warner des tablettes du Super Bowl (et ce dernier venait d'être élu au Hall of Fame).

On est tout simplement dans l'irrationnel.

Déjà, la défaite d'un Super Bowl est très difficile à encaisser. Les Panthers peuvent en témoigner cette année. Leur échec de 2016 a, pour moi, largement pesé dans leur déroute. A part les Patriots et les Seahawks, rares sont les battus à rebondir aussi fort l'année suivante. Mais là, que va devenir Atlanta. Ce n'est pas une désillusion, c'est encore pire. On ne perd pas sur des détails, sur une action, sur une faute... on perd sur le pire scénario : le sabordage.

Pour Kyle Shanahan, le changement d'air lui permettra de gamberger un peu moins, même si les 49ers sont un immense chantier. Mais pour ceux qui restent, il va falloir être fort, très fort.

Décidément, les finales des grands championnats américains nous ont offert quelque chose d'historique, d'invraisemblable depuis un an : les Cavaliers de Cleveland remontent un déficit de 1-3 contre Golden State (qui a battu le record de victoires en saison régulière) pour donner à Cleveland son premier titre en 52 ans. Les Cubs mettent fin à une disette de 108 ans en gagnant le match 7 le plus fantastique de l'histoire selon de nombreux experts, contre des Indians décimés mais courageux. Enfin ce Super Bowl qui n'aurait pas déplu à la légende des Yankees, Yogi Berra, qui déclara un jour :"Ce n'est pas fini tant que ça n'est pas terminé".


Dans le rugby.

Le Pascinations est lancé ce week-end. On a assisté à quelques bons matchs.

Ecosse-Irlande 27-22
Angleterre-France 19-16
Italie-Pays de Galles 7-33

La défaite française est rageante et énervante. Si Lopez réussit sa pénalité, il y a 12-6 et pas 9-9. Mais c'est Lamerat qui mérite la baffe du week-end. Dans une action archi-classique (passe croisée au pied sur l'aile), pourquoi ne joue-t-il pas la simple passe ? Parce que c'est un crétin. Formé à Castres non ?

Classement du Pascinations.

1.Angleterre 25
2.Pays de Galles 19
3.Ecosse 14
4.Irlande 13
5.France 9
6.Italie 1

Ce week-end on a droit à France-Ecosse dimanche, après Italie-Irlande et Galles-Angleterre, qui sera la finale du Pascinations 2016-2017 (si l'Angleterre gagne c'est fini).

Nécrologie.

Joost Van der Westhuizen a finalement perdu son combat contre la maladie de Charcot. A 45 ans, le meilleur demi de mêlée des 25 dernières années s'est éteint. Le spectre mortel du dopage plane au-dessus de sa mort ; les chocs à la tête ou même les pesticides jetés sur les pelouses ? Les doutes sont plus que permis. N'oublions pas les interrogations sur les performances des Boks après la magistrale correction infligée à la France pour le dernier match joué au Parc des Princes en 1997 (52-10). Ceci renforce cela mais évidemment aucune preuve.

Et en ce jour, c'est Roger Walkowiak qui est mort. Le vainqueur du tour 1956 est un vainqueur inattendu mais mérité. Il n'a jamais vraiment supporté la victoire, lui qui s'est retrouvé entre deux monstres au palmarès : Bobet et Anquetil.

64 cases.

A Gibraltar, le plus fort open du monde a été gagné en départage par Hikaru Nakamura l'Américain. Il arrache le succès aux dépens du surprenant Espagnol Anton. Maxime Vachier-Lagrave finit parmi les poursuivants. C'est la championne du monde (pour l'instant) Hou Yifan qui a créé la polémique en fin de tournoi. Contre une joueuse, à la dernière ronde, elle joue 5 coups et abandonne : le motif ? Elle proteste contre l'appariement qu'elle a eu dans ce tournoi. Elle a joué 10 parties dont 7 contre des femmes. Or les femmes sont bien peu nombreuses dans ce tournoi et elle s'était plainte auprès des organisateurs d'avoir une telle "malchance statistique". La championne chinoise n'est pas vraiment réputée pour son sale caractère, bien au contraire. Certes, sa défaite contre sa compatriote Ju Wenjun ne l'a pas mise dans de bonnes dispositions mais Hou Yifan joue ce type de tournoi pour affronter des hommes, des grands-maîtres, pas des joueuses. Elle s'est faite flinguer sur les réseaux sociaux mais je dis qu'elle a du courage car en faisant ainsi, elle perd aussi de l'argent.

Et pendant ce temps-là...

En patientant vers le Super Bowl, j'ai zappé un bout de soirée pour voir l'émission sportive la plus "surréaliste" de l'histoire de la télé : on commente le match de foot sans avoir les images ! On fait de la radio à la télé. Et en plus, qui a-t-on vu ? Un certain Raymond Domenech, qui en plus vante la qualité des entraîneurs français par rapport aux étrangers. Non mais là, la crédibilité footballistique de cette chaîne est ahurissante. C'est la seule chaîne à traiter massivement d'un sport dont elle ne diffuse aucune image propre. Affligeant. Au moins on aura le biathlon ce week-end !

Terminons par les Indians. Ils ont fait signer le gaucher Boone Logan, expert quand il s'agit d'affronter des frappeurs gauchers. On a besoin d'un autre spécialiste à côté d'Andrew Miller. Austin Jackson a rejoint la franchise plus tôt la semaine dernière : il va essayer de se tailler une place au champ extérieur et prendre le rôle qu'avait si bien fait Rajai Davis, à savoir jouer au champ centre et être le spécialiste du vol de buts. Et la saison se rapproche : les camps d'entraînement commencent dans quelques jours.


32 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Un SB totalement irréaliste !
L'attaque des Falcons qui ne fait plus rien à partir de la moitié du 3ème quart. Très grosse erreur d'avoir délaissé la course à partir de ce moment.
Brady a fini par se réveiller et il a fait ce qu'il a voulu.
L'expérience a fini par l'emporter.

Pour le rugby, France-Ecosse va être intéressant.

Gin Tonic a dit…

Sinon, pour Joost Van der Westhuizen, on peut en effet se poser des questions. Malheureusement....

Tarswelder a dit…

Le jeu de course n'a pas été mauvais sur ce match avec Freeman et Coleman. Alors peut-être que la ligne offensive était fatiguée mais quand on court, on gagne 45 secondes. A un moment donné, il faut être conservateur. Quoiqu'on en dise, ne pas avoir couru a permis aux Pats de revenir parce que le chrono a été stoppé.

Gin Tonic a dit…

Il a même été assez bon. C'est pour ça que c'est dommage de ne l'avoir quasiment plus utilisé à 28-3. La fatigue est peut-être une explication. Ou la confiance dans la qualité de passe de Ryan.

Bibbip78 Chess a dit…

Je sais de source sûr que l'E21 a perdu les droits du biathlon en raison du nombre important d'excellentes performances des tricolores et de l’augmentation subséquente des droits TV. Les commentaires live du biathlon seront donc proposés sur la redif du film "Les bronzés".

Tarswelder a dit…

Déjà que le niveau des commentaires atteint celui des "Bronzés" !

Gin Tonic a dit…

Et encore, même pas...

Tarswelder a dit…

C'est pas faux.

Aloïs 06 a dit…

Comme vous, je suis sous le choc après ce final dantesque. Avec un peu de recule, j'ai essayé de comprendre le comment du pourquoi et la seule explication plausible que j'ai trouvé, c'est que les Falcons ont eu peur de gagner. J'ai fouillé dans mes souvenirs si j'avais déjà assisté à un tel retournement de situation. Finalement deux exemples me sont revenus et les deux se sont passés en 1999. Le 1er, la finale de Roland Garros qui opposait Agassi à Medvedev.Après s'être fait explosé 6-1, 6-2 et mené dans le 3ème set, Agassi était revenu du diable vauvert pour finalement s'imposer en 5 set. Le 2ème c'est passé au British Open de golf. Le français Jean Van de Velde qui menait de 3 coups à l'attaque du dernier trou du tournoi, ce qui aurait du largement suffire pour lui assuré le titre, c'est complètement effondré pour finir à la seconde place.
Je n'en lève rien à la victoire des Patriots, ils l'ont emporté à l'expérience. Mais pour moi, ce sont plus les Falcons qui se sont fait dessus ce qui a permit aux Pats de se refaire la cerise pour finalement s'imposer.

Aloïs 06 a dit…

"je n'enlève" et pas "je n'en lève" petite faute de frappe désolé. Déjà que mon aurteaugraffe n'est pas bonne ...

Aloïs 06 a dit…

Joost Van der Westhuizen a malheureusement pour lui payé très, trop, cher les dérives dopantes du sport. Pour un peut de gloire certains sont prêts à jouer avec leur vie. Et le pire dans tout ça, c'est que je ne suis même pas certain qu'ils en sont réellement conscient.

Tarswelder a dit…

Il y a aussi le célèbre Marseille-Montpellier où l'OM mené 0-4 à l'heure de jeu gagne 5-4. Des exemples à la pelle.

La difficulté de la chose pour les Falcons, c'est qu'ils ont appliqué leur plan de jeu à la lettre. Ils n'ont pas su observer les changements, l'agressivité accrue des Patriots, qui aurait dû changer leur stratégie. Les deux drives cités sont, malheureusement pour eux, des exemples dramatiques. Ca n'arrive qu'une fois sur 100 mais là, c'est quand même un match où ça ne doit jamais arriver. L'expérience a fait la différence à partir du moment où les Pats ont provoqué le fumble de Ryan. Avant, non.


Dans le cas de VDW, je me demande si les joueurs savaient vraiment ce qu'ils prenaient. Le dopage dans le rugby reste encore aujourd'hui plus que tabou. C'est comme les commotions. Mais j'avais lu une étude, il y a un paquet d'années où nombre de sportifs ne regrettaient pas de se doper si c'est pour bien gagner leur vie, etc. Mais vu comment s'est passée la Coupe du monde 1995, le dopage n'était qu'une des composantes de ce que je pourrai appeler une escroquerie géante. N'est-ce pas M. Bevan ?

Je confirme au secrétaire que son aurteaugraffe n'est pas bonne. Tu pourrais postuler à la liste des candidats que je fréquente tous les jours (ça c'est méchant) !

Gin Tonic a dit…

Et 84 Roland Garros, la finale McEnroe-Lendl, la victoire de Manchester en 99 je crois en Champions League.

Tarswelder a dit…

Y'avait pas non plus la finale de Rolland Garros 1984 où McEnroe mène 2 sets à 0 contre Lendl avec un break d'avance et c'est Lendl qui gagne ?

Tarswelder a dit…

Ou encore la finale Graf-Novotna à Wimbledon où Novotna craque totalement.

Gin Tonic a dit…

On a pensé à la même pour RG. C'est exactement ce qui s'est passé à ma grande déception.

Bibbip78 Chess a dit…

Au tennis, il y a aussi la finale de Roland Garros Graf / Hingis de 1999 ou 2000 je ne sais plus.

Mais en fait ce n'est pas comparable car il y a une distinction fondamentale à faire, c'est la notion de temps limité.

Au tennis, il n'y a pas de temps limité et chaque point est indépendant du précédent. Résultat vous prenez le numéro 1 mondial et vous le mettez à 0/6 -0/6 - 0/5 et 0/40, balle de match pour son adversaire et il peut encore gagner contre un adversaire plus faible car le facteur temps ne joue pas. Il suffit au joueur plus fort de gagner les points même s'il en perds de temps en temps à 0-0, 15 A ou 30 A ça n'aura pas d'impact sur le score. L'exemple du tennis n'est pas comparable.

En revanche, vous prenez les Experts champion du monde de Hand, vous les mettez à -10 à une minute de la fin du match contre une équipe de niveau régional, ils vont perdre à coup sûr. pourquoi, parce que c'est un sport en temps limité.

De même au football, où le facteur temps à un rôle important, on peut voir des amateurs battre des pros (cf. la coupe de France, ce qu'on ne verra jamais au tennis).

Tout ça pour dire que ce qui s'est passé au super bowl ne peut etre comparé qu'à un autre sport en temps limité. Et pour moi le meilleur, et le plus triste exemple, c'est le match de foot Milan AC / LIVERPOOL de 2005, où Milan mène 3-0 à la mi temps et perd le match aux tirs au but. Milan, plus que les autres équipes italienne, a formé des générations de défenseurs de génie (Maldini père et fils, Barezzi, Costacourta, Nesta etc) et avec 3 buts d'avances et une mi temps à jouer, ce qui s'est passé ce jour là à Istanbul est juste impossible.

Tarswelder a dit…

Quel oubli la finale de la LDC 2005. Dans la série on a aussi le match Corée du Nord-Portugal 1966 : la Corée mène 3-0 après une demi-heure et perd 5-3 dont 4 buts d'Eusébio.

Ou plus récemment le scénario de France-AB de la Coupe du monde 1999. A 10-24 contre les Blacks, on ne revient pas. Sauf que les Français avaient le bon plan de jeu et qu'ils l'ont appliqué. Ils ont marqué 33 points en une demi-heure en y mettant les drops de Titou Lamaison, qui a ensuite ajouté les pénalités et enfin les trois essais, tous marqués sur une passe au pied !

Aloïs 06 a dit…

C'est vrais que je n'avais pas pensé à cette fameuse finale entre le Milan AC et Liverpool. Mais dans ce cas précis, je pense que c'est Liverpool qui a fait perdre ses moyen aux Italiens.

Après mon propos n'était pas de savoir si il y avait déjà eu des retournements de situations improbables, je pense qu'en fouillant bien il y en a plein.

Non ce qui m'avais "choqué" dans les deux exemples cités plus haut, c'est cette peur de gagner. Cette panique qui s'empare de celui qui a dominé son sujet de la tête et des épaules et qui lui fait perdre tous ses moyens. Ce petit petit grain de sable qui grippe les rouages d'une mécanique bien huilée.

Pour moi, les Patriots, même s'ils ont le mérite d'y avoir cru, n'ont pas mieux joué pour remporter la victoire. Ce sont les Falcons qui n'ont plus réussi ce qu'ils avaient fait parfaitement pendant 2 quarts temps et demi. Que ce soit en défense comme en attaque, ils ont perdu le fil et n'ont pas su réagir.

Tarswelder a dit…

Après on peut faire aussi le point plus objectivement.

Quand je dis que Tom Brady était dans le dur, c'était surtout dans le deuxième quart-temps. Sinon, il passait plutôt bien en début de match mais l'absence de jeu de course n'avait pas permis aux Pats de marquer. Dans le deuxième, NE pouvait marquer grâce aux pénalités un peu idiotes des Falcons. Mais ensuite, il a commencé à vraiment mal lancer. Les interceptions n'étaient pas loin.

C'est difficile de savoir vraiment si les Falcons ont eu peur de gagner. Est-ce qu'ils n'ont pas cru trop tôt qu'ils allaient gagner, après le 4è TD, surtout en attaque ? Ensuite, c'est juste, quand l'adversaire revient, tu prends peur. Et là, tu sens le truc parfois. Je me souviens de ce terrible Seahawks-Packers il y a deux ans : Green Bay mène 16-0 à la mi-temps contre Seattle qui n'avançait pas une bille. Et quand les Seahawks ont commencé à progresser, je me suis dit que les TD transformés en FG allait coûter cher. Ca n'a pas loupé. J'ai été tellement dégoûté comme jamais que j'ai boycotté le Super Bowl.

Là, c'était un peu la même chose (et j'avais même senti le coup pour la Série mondiale Cubs-Indians). Quand tu tiens ton adversaire, tu ne lui donnes pas la moindre chance et tu l'enfonces, surtout si ce sont les Pats. Ils vont t'embrouiller l'esprit, ils vont jouer sur leur palmarès, le talent tactique du duo Bill-Tom. Je craignais la fin de match stressante mais pas le retournement de situation comme ça c'est produit. Mais une fois que les Pats avaient égalisé, c'était quasiment évident qu'ils allaient gagner le SB.

Elfe a dit…

Yop yop yop les gens comme dit un de mes collègues.
Voilà un elfe heureux hein les copains.

Je vous donne le classement final de notre concours de prono.

Tars, Alois et Elfe ont trouvé le bon vainqueur et marquent chacun 5 pts.
Ginto, Sofy et Mini marquent 0 points.

Elfe décroche le bonus grâce à son prono de 28-24 et du coup remporte aussi le bonus hbdomadaire.

Classement de la semaine :

1- Elfe 7 pts
2- Tars et Alois 5 pts
4- Ginto, Sofy et Mini 0 pts

Classement général final :

1- Elfe 263 pts
2- Ginto et Alois 252 pts
4- Tars 240 pts
5- Sofy 231 pts
6- Mini 227 pts

Gin Tonic a dit…

Finalement, t'as tout gagné !!
Le SB, la semaine et le classement général.
Va falloir payer à boire... Et pas de la VUF !

Gin Tonic a dit…

Enfin une victoire à l'extérieur !
Bon, d'accord, c'était chez le dernier...

Tarswelder a dit…

63-10 pour l'Irlande en Italie. Franchement, plus ça va plus les Italiens régressent mais pourtant ils sont bons en novembre.

Gin Tonic a dit…

Les Italiens sont de plus en plus décevants.
Et les Gallois sont en train de faire un match énorme !

Gin Tonic a dit…

Finalement, les Anglais sont partis pour un 2ème grand chelem.

Tarswelder a dit…

Va falloir quand même gagner en Irlande. Les Irlandais ont plus de réserve que les Gallois.

Et puis leur ouvreur qui se croit ouvreur français dans son dégagement. Mais quelle erreur !

Gin Tonic a dit…

Oui, énorme erreur.

Tarswelder a dit…

Match très moche. La victoire est petite, laborieuse, chanceuse aussi (les blessés écossais, leur réussite au pied suspecte) mais on prend. Le manque d'efficacité est chronique.

Bibbip78 Chess a dit…

Vaste débat de savoir s'il vaut mieux bien jouer et perdre ou mal jouer et gagner. Je suis d'accord pour dire on prend, en espérant que ça amorce un début de cercle vertueux.

Gin Tonic a dit…

Oui, on prend. Mais c'est vraiment tout...

Bibbip78 Chess a dit…

On peut rajouter Barça - PSG du 8/3/17