mercredi 14 septembre 2016

42ème Olympiade d'échecs de Bakou. Etats-Unis et Chine retrouvent la victoire. La France invente le "sous-marin bleu".

Bakou est la ville natale de Garri Kasparov. Et l'Azerbaïdjan cherche à exister sur le plan sportif en organisant quelques grandes compétitions internationales : après les premiers jeux européens, le grand prix de formule 1, ce sont les 42ème olympiades d'échecs qui se sont déroulées dans la capitale de cet Etat. Et l'Histoire est au rendez-vous avec la victoire des Etats-Unis chez les hommes/mixtes et la reconquête du titre olympique par les Chinoises.








Les Etats-Unis, 40 ans après.

Cela faisait 40 ans que les USA n'avaient pas gagné le titre olympique. C'était en 1976 à Haïfa, dans une olympiade boycottée par les pays communistes. Alors ce titre a encore plus de saveur et c'est le sixième pour les Américains (qui en avaient gagné 4 dans les années 1930), entre deux dominations outrageuses de l'URSS et de ses anciens Etats.

Les Américains avaient constitué une équipe de choc, basée sur le "big 3", Nakamura-Caruana-So, trois des 10 meilleurs joueurs du monde. Grâce au mécénat de Rex Sinquefield, la Fédération US a pu rapatrier (moyennant finance versée à la FIDE) Caruana (citoyen américain qui jouait pour l'Italie) et Wesley So (qui jouait pour les Philippines). Résultat : 20 points, 9 matchs gagnés dont celui contre l'Ukraine et deux nuls. C'est la seule équipe invaincue.

Derrière, l'Ukraine (20 points) échoue au départage à la deuxième place, malgré une grosse victoire à la dernière ronde contre la Slovénie. Les seuls points perdus (10 victoires, 1 défaite) l'ont été dans le match perdu contre les USA (1,5-2,5) à la 6è ronde. Sans leur leader emblématique Vassily Ivanchuk, les Ukrainiens ont fait valoir autant leurs qualités individuelles que leur mental et leur capacité à élever leur niveau de jeu collectivement.

Soyons honnête, la victoire s'est jouée au départage mais c'est le match Allemagne-Estonie qui a fait basculer le titre en faveur des Etats-Unis. Si les Allemands n'avaient pas gagné, l'Ukraine devenait championne olympique, par l'application des critères de départage (ne m'en demandez pas plus).

Avec 18 points, la Russie prend la médaille de bronze. Le titre lui échappe depuis 2002, dernière année où Kasparov faisait partie de l'équipe. Le talent y est là avec Kariakin, qui va défier Carlsen dans deux mois pour le titre mondial, et Kramnik (qui s'est remis à jouer 1.e2-e4 avec un certain succès). Mais il manque aux Russes une espèce d'âme qui les pousserait à aller plus loin. Le match perdu contre l'Ukraine (en perdant les deux parties avec les Blancs) et le match nul concédé contre les Etats-Unis, les ont éloignés du titre.

L'équipe américaine, flanquée du chapeau traditionnel azéri. De gauche à droite : Hikaru Nakamura, John Donaldson (le capitaine), Sam Shankland, Ray Robson, Wesley So et Fabiano Caruana. Photo: Maria Emelianova, site officiel des Olympiades :bakuchessolympiad.com


Dans le classement, l'Inde termine 4ème. Certes c'est moins bien qu'en 2014 (3ème) mais la sélection indienne montre sa constance, le tout encore et toujours sans Vishy Anand. Les surprises viennent ensuite : la Norvège (5è) réalise son meilleur classement de son histoire. Avec Magnus Carlsen les choses sont plus simples mais le champion du monde n'avait pas toujours été brillant à l'olympiade. Cette fois, même s'il perd quelques points Elo, le champion du monde est invaincu et marque 7,5 points sur 10. Au sixième rang, la Turquie réalise une performance historique, devant la Pologne et la France. Classée 25ème au départ, le Canada termine 11è en jouant le dernier match contre les Etats-Unis, qui devaient jouer la gagne. L'Italie, sans Caruana parti, a fait un très bon tournoi.

Leyla Alieva joue le premier coup de Magnus Carlsen lors du match Norvège-Philippines. Elle est la fille du président de l'Azerbaïdjan et petite-fille d'Eidar Aliev, qui avait été un des soutiens politiques de Garri Kasparov, lorsqu'il luttait pour conquérir le titre mondial. Source : azernews.com


Au rang des déceptions, la Chine, championne olympique sortante. Les Chinois se contentent de la 13è place. L'Azerbaïdjan -dont l'entraîneur est le numéro 2 français Etienne Bacrot- prend la 12è place, une désillusion pour le pays organisateur. La Hongrie (2è en 2014) a aussi déçu en terminant 15ème. Mais pour des sélections comme l'Espagne (31è), les Pays-Bas (36è après avoir mené le début de tournoi), l'Allemagne (37è et martyrisée par la France dans les deux tournois) ou la Bulgarie (66ème en étant 22è au départ), c'est un tournoi à oublier. L'Uruguay, elle, se contente de la 84è place (sur 180), ce qui est nettement mieux qu'en 2014 (où elle avait terminé au-delà de la 100è place).

La Chine reprend le titre féminin.

Alors que les Chinoises dominent les échecs féminins, le titre olympique leur échappe depuis 2004. La Russie avait remporté les trois derniers tournois. Du coup, le match de la dernière ronde entre les deux sélections avait, en plus de l'enjeu, une petite allure de revanche. En battant la Russie 3-21, les Chinoises consolidaient leur première place et leur victoire. Quant aux Russes, elles sortent du podium, qu'un match nul leur aurait permis de garder. En effet, la Pologne termine deuxième du tournoi après un magnifique parcours. C'est la première fois depuis 2002 qu'une équipe polonaise (mixte ou féminine) monte sur le podium olympique (les filles avaient terminé 3è cette année-là). L'Ukraine décroche la médaille de bronze devant la Russie.

Tout n'a pourtant pas été aussi simple pour la Chine. Imaginez Michel Sapin tapant Djokovic au tennis. Hé bien, c'est ce qui s'est passé lors du match Lettonie-Chine de la 4è ronde. La championne du monde Hou Yifan perd contre Dana Reizniece-Ozola, qui avait plus de 300 points de moins. Que fait cette joueuse lettone de 34 ans ? Elle est ... ministre des finances de la Lettonie. On pourrait la surnommer la chancelière de l'échiquier lettone (NDLR. Le ministre des finances britannique porte le titre officiel de chancelier de l'échiquier pour rappel). Plus tard, la Chine est accrochée (2-2) par le Vietnam, qui finit 7ème du tournoi avec des joueuses sous-cotées.

L'équipe féminine chinoise renoue avec la victoire aux Olympiades. Le trophée est tenue par Hou Yifan, la championne du monde (pour les autres je ne les connais pas à part Wenjun Ju à gauche). Photo: Maria Emelianova, site officiel des Olympiades :bakuchessolympiad.com


Le quatuor citée est suivi par l'Inde (encore placée), les Etats-Unis, le Vietnam et l'Azerbaïdjan. Notons les contre-performances notables de l'Allemagne (31è en étant 10 au départ) qui perd la dernière ronde contre les Françaises et dégringole au classement, l'Espagne (45è en étant 14 au départ). Les Uruguayennes finissent 90è sur 140.



La France surfe en faisant le sous-marin.

Les garçons finissent 8è du tournoi. Un bon résultat qui correspond à leur rang de départ. C'est la troisième meilleure performance chez les hommes. Avec 16 points, ils sont dans les équipes classées 4-10 mais leur mauvais départage les place à la fin. Est-ce un bon résultat ? Il y a deux lectures possibles :

- La première consiste à dire oui. D'abord par le classement, c'est mieux qu'en 2014 où la France avait fini 13è en étant en tête à l'avant-dernière ronde. Mais elle avait perdu ses matchs contre la Chine et la Russie, se retrouvant hors du top 10. Cette fois, les Français ont gagné leurs deux derniers matchs et finissent fort en gagnant 20 places en deux jours. Ensuite, sans Etienne Bacrot, la France ne pouvait sans doute pas espérer beaucoup mieux c'est certain. Enfin, après un passage à vide, les joueurs se sont remobilisés pour gagner les parties qui ont fait remonter l'équipe. La mention vient à Laurent Fressinet : peu utilisé en début de tournoi (malade ?), il cartonne en fin de tournoi et remporte la médaille d'or individuelle au 4è échiquier.

- La deuxième lecture est plus négative. Les Français ont fini fort mais ils n'ont affronté aucun des 13 premiers du tournoi. Pourquoi ? Parce qu'une série de résultats négatifs (matchs nuls contre l'Espagne et la Grèce, défaite contre le Paraguay, des équipes à la portée) a repoussé la France loin de la tête et l'équipe a affronté des sélections largement plus accessibles. Elle a pratiqué le "sous-marin", c'est-à-dire qu'elle s'est retrouvée loin au début pour remonter fort à la fin en profitant d'appariements contre des équipes plus faibles. Et elle a, au final, devancé plusieurs équipes qui ont joué les premières tables. Et du coup, son parcours a été plus anonyme.

Pour forger son opinion, il faut se demander si on veut une équipe capable de jouer un podium ou un Top 5. Si on répond oui (comme moi), avec un Maxime Vachier-Lagrave solide (et contraint à la nulle contre des joueurs qui ne voulaient pas perdre), le tournoi est décevant car la France ne m'a pas enthousiasmé. Certes, le bilan est loin d'être négatif mais il faut aussi s'interroger sur les objectifs qu'on veut se donner et les moyens qu'on veut s'accorder. A ce titre, je n'ai pas compris la sélection de Sébastien Mazé au deuxième échiquier : l'ancien capitaine des Bleus disputait sa première olympiade comme joueur et il était le moins expérimenté et le moins classé des Français. Du coup, il a souffert contre les joueurs à 2600 (2 points sur 6). Ses victoires contre des joueurs nettement moins fort lui ont permis de limiter la casse en terme de points Elo (C'est une opération blanche) mais faut-il sacrifier le deuxième échiquier pour permettre à des buteurs de marquer ? Fressinet a été bon mais Edouard et Bauer (3è et remplaçant) n'ont pas non plus été énormes. Certes, la forme des internationaux était suspecte : tous avaient plus ou moins manqué leur championnat de France. Il semble qu'ils ont été en progrès au cours du tournoi. Mais le coaching du capitaine Fabien Libizieswki (qu'il me pardonne si j'écorche son nom) ne m'a pas inspiré grand-chose, en terme de stratégie d'équipe : outre Mazé au deuxième échiquier, on peut se demander pour Maxime Vachier-Lagrave n'a pas joué contre l'Autriche (contre qui la France a fait 2-2). Alors certes, il n'y a eu que 4 défaites et la France totalise le 5è meilleur total de points de parties avec 30 mais j'ajouterai que dans tous les matchs qu'elle a disputée, l'équipe était favorite même légèrement. Le bilan de 6 victoires, 4 nuls et 1 défaite doit être quand même relativisé dans ces conditions.

Après réflexion, la performance globale n'est pas mauvaise mais elle est fade tout simplement. Espérons qu'en 2018, on aura une équipe à plein (avec Bacrot). Mais ce qu'il manque à cette équipe de France c'est aussi la capacité à se surpasser. Certes, tout le monde s'entend bien mais une bande de copains ne suffit pas à gagner. Il faut aussi être capable d'élever son jeu dans un tournoi. Et comme les Français n'ont pas l'habitude de jouer de gros tournois, ils ont du mal à le faire et c'est un des problèmes majeurs de cette équipe.

Chez les filles, la situation était encore plus délicate : sans Marie Sebag et Almira Skripchenko, les deux meilleurs joueuses françaises, l'équipe termine 14è en étant 23è au départ. La championne de France Sophie Millet a été énorme au premier échiquier (8/10) et même si Mathilde Congiu a raté son tournoi, les prestations de Silvia Collas et Andreaa Navrotescu (1ère participation) ont été excellentes. Après un début de tournoi en fanfare, les Françaises sont tombées sur les grosses écuries et sont logiquement repoussées dans le classement. Mais elles ont fait face et elles battent l'Allemagne à la dernière ronde pour faire un Top 15 tout à fait honorable.  Bravo à elle et à leur capitaine, Mathieu Cornette, qui n'est rien d'autre que le champion de France en titre.

L'équipe de France féminine, avec son capitaine, s'en sort très bien malgré les absences. De gauche à droite :  Andreaa Navrotescu, Sophie Millet, Mathieu Cornette, Silvia Collas et Nino Maisuradze.


Autres faits.

A Bakou, l'Arménie était absente pour des raisons politiques. C'est décevant. A quand une diplomatie des 64 cases pour entamer un dialogue entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ? Même Kasparov (de père arménien) s'y était cassé les dents.

Si le tournoi féminin est exclusivement joué par des femmes, le tournoi masculin s'appelle en réalité mixte : les joueuses peuvent y participer. C'était le cas de Judit Polgar jusqu'en 2014. La meilleure joueuse de l'Histoire est devenue capitaine de l'équipe mixte. Mais à Baku il y a aussi des équipes mixtes. L'ancienne championne du monde, Zu Chen (de 2001 à 2004) joue pour le ... Qatar !!! Ah oui c'est encore une "importante financière". Ben non ! La Chinoise d'origine a épousé Mohammad Al-Modiakhi il y a 15 ans et elle a participé à sa 4ème Olympiade sous les couleurs de son pays (puisqu'elle en a la nationalité).

A chaque olympiade est décernée la Gaprindashvili Cup, en l'honneur de l'ancienne championne du monde géorgienne Nona Gaprindashvili. Elle récompense la nation qui a obtenu les meilleurs résultats cumulés dans les deux tournois : l'Ukraine l'emporte avec 37 points devant les Etats-Unis 36 et la Chine 35. La Russie est quatrième avec 34 points. A ce classement, la France termine 8è.

En regardant de plus près certaines équipes, on avait donc une ministre des finances lettones et aussi dans l'équipe du Qatar (pour l'instant les pays du Golfe ne font pas aux Echecs ce qu'ils ont fait en athlétisme ou au handball) des Al-Khelaïfi. Non non, les deux joueuses ne sont pas les filles du sympathique président du PSG car elles sont nées au début des années 1990 (ou alors il les a eu tôt mais il n'aurait pas joué au tennis alors).

Quoiqu'il en soit, les prochaines olympiades auront encore lieu entre la Mer Noire et la mer Caspienne. Mais c'est à Batoumi en Géorgie que la grande famille des 64 cases se réunira. On aura droit à une nouvelle élection à la présidence avec Iloumjinov qui s'accroche et qui veut même obtenir la nationalité américaine pour se défendre devant la justice états

Et finissons en beauté par un bel air musical qui rappelle le titre de cet article insipide.


9 commentaires:

Gin Tonic a dit…

La logique du règlement m'échappe un peu.

Tu prend quelques roustes pour commencer, comme ça t'es loin au classement, tu gagnes plein de matchs contre des nations faibles et tu finis bien classé.

A l'inverse, si tu gagnes les premiers matchs, tu es bien classé, tu rencontres des équipes fortes, donc tu perd des matchs et tu finis mal classé.

Quand même assez bizarre.

Tarswelder a dit…

On appelle ça faire le sous-marin. Il faut dire qu'il y a plein d'équipes qui ont à peu près le même nombre de points. Alors quand tu gagnes, et surtout quand tu gagnes gros, tu remontes vite. Et puis les confrontations entre les meilleurs n'ont pas lieu à la fin mais plutôt dans le deuxième tiers du tournoi. Du coup, ils affrontent ensuite des équipes en forme, qui sont remontées, mais qu'ils battent ensuite.

La situation inverse était arrivée à la France en 2014. A l'entame de l'avant-dernière ronde, les Bleus étaient en tête. Mais ils ont perdu leurs deux derniers matchs et se sont retrouvés 13è. A l'inverse, l'Inde a fini en force sans avoir affronté les gros en fin de tournoi et s'est retrouvée sur le podium.

C'est la magie du règlement. S'il y avait eu plus de parties, on aurait moins ce genre de situation. Mais on a réduit le nombre de rondes de 15 puis 13 puis 11 maintenant. Donc il y a plus d'égalités. D'ailleurs, en points de matchs, la France est 4è ex-aequo avec 6 autres équipes. Mais elle n'est que 8è car elle a affronté davantage des équipes moins bien classées.

Gin Tonic a dit…

C'est quand même un peu compliqué...

Faut juste que le sous-marin ne coule pas.

Tarswelder a dit…

C'est le règlement des opens d'échecs et c'est souvent comme ça. Si tu rates les dernières parties, le sous-marin coule et tu finis à la cave !

Anonyme a dit…

http://chess-results.com/tnr232875.aspx?lan=1&art=0&rd=11&flag=30&wi=821

La Grèce finit aussi invaincue à la 18ème place.

Sinon, super le blog sur tous les sports et tout mais je trouve que ça manque un peu de football et de tennis PSG, OM, Wawrinka tout ça quoi.

Tarswelder a dit…

Justement, ce sont des sports dont je ne parlerai pas car ils ne m'intéressent pas.

Gin Tonic a dit…

Et moi, ça ne m'intéresse pas vraiment de lire ces sports...

Bibbip78 Chess a dit…

Bonjour Messieurs,

Très déçu pour l'Ukraine qui fini tout de même devant la Russie en l'ayant battu. Le départage aux échecs est un vrai problème et la diminution constante du nombre de rondes dans les événements n'arrange rien. Je préférerai, au moins pour les 3 premières places, des matches de départage même en cadence rapide.

Je reste un peu mitigé sur le parcours de la France car le classement final est satisfaisant mais on a eu aucune grosse affiche à se mettre sous le dents et on avait pas de chance de rencontrer de fortes équipes après la cuisante défaite contre le Paraguay.

Sinon ce qui est vraiment génial avec les Olympiades se sont les premières rondes où des forts joueurs amateurs aux alentours de 2200 jouent des Gm, c'est très instructif je trouve.

Allez, en route pour le match de championnat du monde !

Tarswelder a dit…

En 1980, l'URSS devance la Hongrie au départage mais il a fallu le résultat de Grèce-Ecosse pour que les Soviétiques remportent le titre.

Cette année, l'Ukraine aurait été championne olympique si l'Allemagne (qu'elle a battue) n'avait pas vaincu l'Estonie. En effet, selon le 1er critère de départage, on additionne les points de match de l'adversaire multiplié par le nombre de points marqués contre eux ; puis on enlève l'équipe la moins bien classée. Si l'Allemagne n'avait pas gagné, elle aurait fini avec 12 points soit autant que la Jordanie, que l'Ukraine avait affronté, mais en étant derrière au nombre de points de parties.

Pour faire concret, l'Ukraine a battu l'Allemagne 2,5/1,5 et, dans le départage marque 2.5x 13 points soit 32,5 points. Or, si l'Allemagne n'avait pas devancé la Jordanie, elle aurait été écarté du calcul et c'étaient les points de la Jordanie qui auraient compté. Or, l'Ukraine a marqué 4 points et dans le départage, elle aurait compté 4x12 points soit 48 points. Donc la différence dans le départage est de 15,5 points. Mais l'Ukraine a fini avec 9,5 points de retard au final. Avec une non-victoire allemande, elle aurait été championne olympique avec 6 points de plus que les Etats-Unis.

On comprend mieux le tweet des Américains qui ont remercié le joueur allemand qui a donné la victoire à son équipe.