samedi 19 septembre 2015

Histoire de la coupe du monde de rugby (3). Afrique du Sud 1995. Invictus mon cus !

Voici la suite de l'histoire de la coupe du monde 1995. Celle qui est la plus connue est aussi celle qui a été la plus "arrangée". Pour le bien de l'Histoire. Et pour quelques morts de plus !




Le contexte.

L'Afrique du Sud organise la compétition. Exclue pour cause d'apartheid (th comme t pauvre fond de larve de CJP), elle a le droit de participer à la coupe du monde et de l'organiser. On attend tout un symbole avec cette équipe symbole de la discrimination raciale, soutenue ouvertement par Nelson Mandela.

Les poules.

L'Afrique du Sud tombe face à l'Australie. Mais c'est une Australie en transition générationnelle que les Sudafs battent en match d'ouverture. Les deux équipes passent mais le bon rugby bourrin sudaf retrouve des couleurs dans un match contre le Canada, marqué par 3 expulsions.

Dans la poule B, l'Angleterre traîne doucement sa domination, sans convaincre. Mais ce sont les Samoa qui sortent de la poule devant l'Argentine et l'Italie. Ces derniers finissent quand même troisièmes de la poule.

La poule C est un récital black. Trois matchs et trois cartons, dont l'historique 145-17 contre les pauvres Japonais. Mark Ellis inscrit 6 essais -un record-. Qu'il est loin ce temps ! Au moment où je vous écrit, les Japonais viennent de réaliser le plus bel exploit de l'histoire de l'épreuve en battant les Sudafs 34-32 (en étant mené quasiment tout le match) ! L'Irlande prend la deuxième place devant le pays de Galles par une victoire 24-23 contre cette dernière au dernier match !

Enfin la D se résume à un duel France-Ecosse. Et c'est Emile N'Tamack qui inscrit l'essai dans les arrêts de jeu, qui donne le succès aux Français (22-19). Et oui ! Tout le monde lève les bras car cette victoire signifie l'évitement de la Nouvelle-Zélande en quarts de finale. Malheureusement un drame se produit lors du match Côte d'Ivoire-Tonga : l'ailier ivoirien Max Brito est écrasé sous le regroupement et les vertèbres sont touchées : le voilà paraplégique depuis.

Les phases finales.

Le 10 juin, la France écarte facilement l'Irlande 36-12. L'Afrique du Sud fait un peu mieux contre les Samoa (42-14). Rien à dire.

Rien à dire aussi le 11 juin quand la Nouvelle-Zélande écarte une Ecosse bien courageuse (48-30). La rencontre Australie-Angleterre est la revanche de la finale de 1991. Rob Andrew ajuste le drop de la victoire (25-22) : les champions du monde sont écartés.

En demi-finale, la nouvelle merveille du rugby confirme son statut de terreur, qu'elle portera durant sa carrière internationale : Jonah Lomu marche sur Tony Underwood et marque 4 essais aux Anglais (45-29).

Et puis la première jouée à Durban. Sous la pluie (tiens, PSA aurait bien voulu qu'elle ne tombe pas). Un essai de feu Ruben Kruger (mort à 39 ans d'une maladie rare). Et puis cette enflure de Derek Bevan : oui, Benazzi glisse sur PSA et ne marque pas. Mais s'il y avait eu 850 mêlées pénalisées contre les Boks, il n'aurait jamais sifflé. Alors pour ça, M. Clint Eastwood, je n'irai jamais voir votre film.

Pour la troisième place, la France met fin à l'arrogance du petit Carling par deux essais en fin de match (19-9).

Quand à la finale, elle est encore bidonnée : les Blacks sont intoxiqués (geste isolé ou ordonné) et Stransky arrache la victoire sur un drop en prolongation.

C'était la France qui devait la gagner cette coupe du monde et rien ne me fera changer d'avis. On avait la meilleure équipe jamais construite pour la gagner. Même si trois autres ont fait des finales.

Cette coupe du monde est la dernière à se jouer en juin et c'est bien dommage (parce que les éditions sous la flotte -en dépit de Durban-). Le professionnalisme débarque quelques semaines plus tard.

5 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Il "fallait" que les Boks gagnent ! Ils ont gagné...

Tarswelder a dit…

Oui. Une édition bidonnée pour l'histoire !

Gin Tonic a dit…

L'histoire, le symbole....
Quand on voit la situation de l'AfSud aujourd'hui, y a comme vaguement quelque chose qui a vaguement merdé....

Tarswelder a dit…

Tu ne rattrapes pas un siècle d'histoire en 20 ans. Les Allemands de l'Est sont toujours bien en retard par rapport à l'Ouest.

Quant au rugby, la révolution culturelle n'est pas encore totalement en marche.

Gin Tonic a dit…

C'est le moins qu'on puisse dire.

J'ai l'impression qu'en ce moment il y a un gros hiatus entre objectifs politiques et rendement sportif. Ce qui peut expliquer les récents résultats de l'AfSud.