vendredi 11 septembre 2015

Histoire de la coupe du monde de rugby. Europe 1991. Beurk !


Avec France 2007, on a assisté à une des plus tristes Coupes du monde de rugby. Pourrie par le temps, par la volonté de faire gagner les Anglais, elle a néanmoins été remporté par la meilleure équipe du tournoi où a brillé le meilleur joueur du monde, David Campese.







Après l’Océanie, l’Europe. Le rugby ne peut se suffire à une seule nation et la Coupe du monde est organisée par les pays des cinq nations, l’Angleterre accueillant officiellement l’essentiel de la compétition.


Peu de changements marquent les équipes depuis 1987. L’Afrique du Sud est toujours absente mais on assiste à l’apparition des Samoa, curieusement absents en 1987. Les Anglais, qui dominent l’Europe depuis plusieurs années, sont favoris avec les Australiens et les Néo-zélandais.


Le match d’ouverture entre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande semblait prometteur. Les Blacks s’imposent 18-12 et les deux formations gagnent leurs autres rencontres contre l’Italie et les Etats-Unis, dans le groupe A.


Dans le groupe B, l’Ecosse était tête de série, devant l’Irlande. Après avoir écarté le Zimbabwe et le Japon, les deux formations s’expliquent à Murrayfield. Les Ecossais l’emportent 24-15.


Dans le groupe C, les Gallois et les Australiens sont favoris. Les deux demi-finalistes vaincus de 1987 devaient jouer la première place lors du dernier match. Sauf que… dès leur première sortie, les Gallois s’inclinent (13-16) contre les Samoans. Ces mêmes Samoans ne perdent que de 6 points (3-9) contre l’Australie. Dans la dernière journée, les Samoans assurent leur qualification en écrasant l’Argentine (35-12) pendant que les Gallois ont explosé (5-38) face aux Wallabies.


Enfin le groupe D était celui de l’équipe de France. Les deux premiers matchs des Bleus sont des faciles victoires contre la Roumanie et les Fidji, loin de leur niveau de 1987. Mais le Canada est aussi l’autre sensation du tournoi : les bûcherons ne perdent que 13-19 contre les Bleus, après avoir gagné les autres matchs.


Quarts de finale. Traquenards à Paris et à Dublin.


Oui, on peut parler de traquenard. Car les Anglais avaient leur plan au Parc des Princes pour battre la France : agresser Serge Blanco. L’arrière des tricolores mettait un terme à sa carrière après la compétition et les Anglais ont décidé de balancer des chandelles et de lui rentrer dedans. Harcelé de la sorte, avec la complicité d’un arbitre néo-zélandais au mieux aveugle (il n’a pas souvent vu les fautes anglaises), Blanco finit par perdre ses nerfs. On raconte qu’Ondarts avait envie d’emplâtrer le juge central. Les Anglais ont réussi : ils l’emportent 19-10 en ayant pourri le match.


Le traquenard ? Les Australiens l’ont bien senti à Lansdowne Road contre l’Irlande. Mais c’était un traquenard d’un autre genre : les Irlandais ont mené la vie dure par le jeu aux Wallabies et c’est David Campese qui trouve la voie en marquant deux essais. Mais cela ne suffisait pas. Michael Lynagh marquait un troisième -sur une passe de Campese-, qui donnait la victoire in-extremis à l’Austriale (19-18). C’est de loin le match le plus marquant de l’édition.




Les deux autres quarts de finale n’ont pas réservé de suspens : la Nouvelle-Zélande bat le Canada 29-13 et l’Ecosse les Samoa 28-6.


Les demies et la finale.


Les demi-finales opposaient des équipes de l’hémisphère entre elles. Dans celle du Sud, David Campese allait encore faire des siennes contre les champions du monde… avant ce match. La Nouvelle-Zélande n’est pas celle de 1987 et l’Australie avait déjà gagné pas mal de succès les années précédentes. La rencontre a été nettement dominée par les Wallabies (16-6). La veille, dans un match bien crasseux, comme les aiment les Anglais quand ils jouent un titre, ces derniers s’imposent à Murrayfield 9-6 à l’issue d’une rencontre à oublier. Les Anglais jouent mal mais ils font jouer encore plus mal, notamment grâce à leur troisième ligne.


Le match pour la troisième place n’a pas été grandiose : les Blacks battent l’Ecosse, habillée comme les Anglais : 13-6.


La finale Angleterre-Australie ne restera pas dans les mémoires. Les Anglais ont quand même essayé de prendre l’initiative mais les Australiens tenaient bon au près. Ce sont eux qui marquent en première mi-temps : une pénalité de Lynagh et un essai de Daly donnent une avance de 9-0 à la pause. Les Anglais ont continué d’attaquer mais ils n’ont réussi qu’à marquer deux pénalités. Pour une fois, l’arbitrage, cette fois de M. Bevan (on en reparlera de celui-là), n’a pas laissé les Anglais gagné : pour un en-avant volontaire de Campese, il n’a donné qu’une pénalité, au lieu d’un essai de pénalisation. Comme quoi, lorsqu’on mise son jeu sur l’arbitre, on s’expose à son arbitraire (proverbe Patop 14).




Cette édition a été bien pourrie. Le temps y a joué (c’était en octobre) mais c’était aussi parce qu’on a bien aidé l’Angleterre, qui a le talent pour jouer autre chose, et qui avait décidé de de jouer à dix. Mais lorsqu’il a fallu jouer, les Anglais se sont cassés les dents contre la défense australienne.

15 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Une édition bien naze !

J'ai pas grand chose à en dire...

Sinon que, perdu pour perdu, pourri pour pourri, j'aurais bien déclenché une bonne vieille générale contre les Anglais ! Histoire de se faire plaisir...

Tarswelder a dit…

Dubroca n'avait pas fait quelque chose qui l'avait poussé à démissionner ?

Gin Tonic a dit…

Ca m'évoque vaguement quelque chose, mais j'avoue que je ne me rappelle plus.

Gin Tonic a dit…

Peut-être quelque chose vis à vis des arbitres.

Tarswelder a dit…

Je crois qu'il s'en était pris physiquement aux arbitres mais je n'en sais rien.

Tarswelder a dit…

Il aurait chopé l'arbitre et l'aurait accusé d'être un tricheur.

Gin Tonic a dit…

Oui, quelque chose comme ça je crois. Faudrait que je recherche.

Tarswelder a dit…

Je viens de tomber sur des articles anglais qui parlent de ça. Il l'a attrapé par le bras. Je crois même que c'est marqué sur le site Francetvsports.

Gin Tonic a dit…

J'ai trouvé aussi.
Il a attrapé l'arbitre, Mr Bishop et lui aurait "mal parlé".

Tarswelder a dit…

Pour revenir à la bagarre, elle est arrivée quelques mois plus tard avec les bourrins de Bègles !

Gin Tonic a dit…

Oui, mais c'était trop tard...

Gin Tonic a dit…

Ca faisait vraiment mauvais perdant.

Gin Tonic a dit…

Et un match pas désagréable entre Castres et Oyonnax. Ce qui était pas gagné avec ces deux équipes...

Tarswelder a dit…

Surtout avec Castres. Mais Kockott et Talès étaient absents !

Gin Tonic a dit…

Ca aide...