jeudi 9 juillet 2015

J’ai testé pour vous … l’Epique du soir


Tous les soirs de la semaine, la grande chaîne du sport qui fait des émissions sur le rien dans le foot pendant 6 heures, mais qui prétend que c’est la chaîne de tous les sports (alors que le bararu n’est même pas diffusé en clair), vers 22h30, l’émission emblématique de la chaîne lobbyiste sportive nous présente son café du commerce : c’est l’Epique du soir.





  
Je rappelle le principe à ceux qui ne regardent pas ou plus cette émission : 11 sujets (en fait 10 car il y a un extra time consacré aux questions posées par les internautes) sont traités par quatre individus, plus un cinquième qui joue le rôle de président ; le tout sous la coupe d’Oliver Ménard. Lorsque les intervenants ne sont pas d’accord, un duel (avec musique de Morricone, faut pas déconner, faut relever le niveau) les oppose : chacun dispose de 30 secondes (plus le temps qu’ils dépassent pour finir une phrase à rallonge car ils ne connaissent pas les réponses simples et directes) pour argumenter. Puis c’est le « président » qui vote, qui accorde un point et les abonnés au touitaire votent aussi pour donner un autre point (deux si le président est un des duellistes). Après on fait un total, un quizz pour déterminer un vainqueur. Olivier Ménard inflige aussi des cartons aux intervenants excessifs pour des raisons diverses et variées : un jaune puis un rouge et c’est la taule (avant il fallait se retourner mais le budget a augmenté) et le sanctionné perd un point.
Jusque-là, le principe est gentillet. Il ne manque plus que les bouteilles.

Après c’est le contenu. Généralement sur les 10 sujets restants on a entre 7 et 9 sur le foot, y compris (et surtout) quand il n’y a rien à dire. On ajoute le thème sur le tennis, qui permet à Benoit Maylin de faire son sketch, en parlant un peu de ce sport (parfois c’est drôle mais quand il prend l’accent sudiste, c’est aussi nul que ses pronostics). Bon on a parfois l’autre joke de l’émission : la chronique technique de Frédéric Lecanu, ancien judoka, matinée de la traditionnelle baffe à Bundes(liga), l’assistant de l’émission.

Alors, les sujets c’est quoi ? En gros les thèmes, qui inspirent le fanatisme des invités, tournent autour de …

-          Qui a la plus grosse entre Messi et Ronaldo ?
-          Aulas fait son caca nerveux sur touitaire.
-          Les Bielsaillies
-          Mourinho est-il le philosophe du millénaire ?
-          Le PSG est-il une équipe de branleurs incultes ?
-          Thiriez vend-il des surgelés ?

Et j’en passe. Donc on ne va pas trop loin dans la réflexion, vu le temps de l’émission (1h10 sans la pub, 1h25 avec). Bon, et puis avec les invités on ne risque pas d’y aller non plus !
Des autres sports ? On a une question bâclée, y compris sur l’actualité brûlante. Bref, vous avez compris, cette émission résume à elle seule le niveau de culture sportive de notre pays et de nos journalistes dits spécialisés.

Parlons-en justement.

Il y en a qui savent des choses car ils ont une vie hors du foot : c’est le cas de Jean-Denis Coquard, qui semble connaître la boxe ou d’un Eric Bildermann (dont l’inconvénient majeur est de lécher systématiquement Manchester United). N’allons pas trop loin ! On a Eric Blanc : l’ancien trois-quarts du Racing, qui ne sait absolument pas parler de rugby mais qui cherche à écrire des dialogues à la Michel Audiard. Barceloniste invertébré, sa réflexion n’arrive pas à construire de phrases avec sujet de manière systématique (déformation professionnelle oblige). C’était presque le cas de Vincent Duluc. Il a une bibliothèque impressionnante mais ce qui casse le mythe, c’est qu’il a couvert sur le site de l’Epique, le fait que la finale de la Coupe du monde 1966 a été la première à se dérouler avec une prolongation.

Il y a Roustan, qui se prend pour un révolutionnaire. Il a des idées mais il devrait arrêter de mater Maradona tous les soirs. On a le penseur, Romarin Billong. Bon, que dire ? Qu’il a du mal à conceptualiser l’inconceptualisable (Après tout, j’ai le droit aussi de créer ma novlangue surtout dans les thèmes portant sur le référentiel bondissant). On a aussi des types assez insignifiants comme Steve Savidan (dit l’Uruguayen !), Thierry Marchand (malgré tout ce qu’il montre) et Thierry Bretagne. Ce dernier je le suivais dans ses chroniques sur la NBA à Europe 1 dans les années 1990. J’ai appris qu’il avait été rédacteur à Franche Démence, ça m’a fait un choc. Mais à part des réponses incapables d’être concises, il a deux marottes : Tony Parker et Nikola Karabatic (comme toute l’émission d’ailleurs), c’est-à-dire deux de nos cinq meilleurs Français de toute l’histoire des sports collectifs de l’hexagone.

On en a même qui me font marrer : c’est le cas de Dominique Séverac, le seul invité récurrent qui n’appartient pas à la presse spécialisée mais qui est spécialiste du PSG au Parisien (Vous êtes rassuré, on reste chez Amaury !) La façon dont il a présenté l’émission était surréaliste. Après sur ce qu’il dit, je n’en sais rien, puisque les rumeurs ne m’intéressent pas (Parmi les rumeurs il y aurait celle qui dit qu’on jouerait bien au football en Ligue 1 mais pas tout le temps).

Il y a une flopée d’autres qui sont gentillets. A commencer par celui qui fait son ronchon, le dénommé Gilles Favard, ancien conseiller du FC Nantes pour le recrutement (quand on voit ce qui a été fait lorsqu’il y était, on peut rigoler aussi même s’il s’en défend). Bon ça va cinq minutes. Les femmes ont un niveau assez hétérogène : Sarah Pitkowski sait de quoi elle parle et elle se met au niveau de ces messieurs pour le football ! Alessandra Bianchi faisait le bonheur de l’Equipe du dimanche et sa voix est un fantasme. Quant à Carine Galli, ben c’est pas génial mais quand on travaille à RMC, on ne vous demande pas de la compétence profonde. Et puis la dernière débarque (Mélusine Agase je crois).


Restent les cas sociaux :

-          Commençons par le benêt, Yoann Riou. Ce journaliste est un éjaculateur précoce oral : incapable de parler doucement et clairement malgré quelques efforts. Il est joyeux l’ « Italien du soir ». A force, il est insupportable.

-          Celui qui se prend pour un formateur de profs : Dave Appadoo ( ?). Il faut arrêter d’employer des termes trop durs comme verticalité. Sinon, il finira au ministère de l’Education Nationale.

-          Le mec qui croit que : Etienne Moati. Le problème, c’est qu’il a la tête de l’emploi.

-          Le consultant génial, ancien champion d’Europe, dont le niveau de crédibilité s’effondre parce qu’il ne connaît pas la loi XII (c’est ça) sur les fautes volontaires. Le type capable de dire qu’il y a pénalty contre le PSG contre l’OM après un bond aléatoire du référentiel précédemment cité, dévié par la cuisse. Le type qui pense que des règlements administratifs (la règle des buts marqués à l’extérieur) valent toujours mieux qu’une confrontation entre les équipes à égalité. Il s’appelle Johann Micoud (oui aux Girondins, on forme des consultants de mauvaise foi).

-          Le dénommé Pierre Lechantre débarque de temps en temps. J’ai cherché sa fiche sur Wikipédia et j’ai vu qu’il avait été sélectionneur du Cameroun (autant dire rien quand on sait le foutoir qu’est cette équipe) et formateur à la DTN. Ah oui, là on voit le niveau de compétence de ce type dont je n’ai jamais entendu le nom en ligue 1. Ce type se permet de cracher sur Bielsa  (que les Chiliens ont remercié après leur victoire en Copa America) en disant que machin aligné en poste d’arrière gauche était scandaleux, et qu’il ne lui donnerait jamais son diplôme d’entraîneur. Mais mon gars ! Lorsqu’on sait le niveau de médiocrité des techniciens français, je lui conseillerai de la fermer doucement parce qu’il est insignifiant de chez insignifiant ! D'ailleurs, il est tellement brillant qu'il n'a pas entraîné de club à haut niveau selon  Alors, on ne juge pas un type qui fait un essai.

-          Puis il y a le nommé Sébastien Tarrago. C’est une de mes deux têtes à claques. Outre le fait que ce type-là ne connaît rien au sport et que c’est son métier, il incarne à lui seul l’arrogance, l’attitude pédante et l’incompétence de l’Epique. Récemment, il avouait préférer regarder le match Albanie-France que la Coupe du monde féminine. Jamais cet individu n’est capable d’une moindre remise en question alors qu’il est purement est simplement mauvais.

-          Terminons par le prince de tous, celui qui est LA référence de la médiocrité : Damien Degorre. Ce journaleux avait prétendu que Martin Fourcade resterait dans les limbes du sport et avait craché sur le biathlon et ces sports mineurs. Il s’est fait défoncer comme pas possible mais ce type est réellement convaincu de sa connerie (pardonnez-moi d’être direct mais pour lui c’est énorme). Mais ce n’est pas tout, il en est fier !! Plus tôt dans sa médiocrité, cet individu avait osé (avec ou sans conviction mais étant donné son incompétence c’est de la sincérité) affirmer que Jacquet est un plus grand sélectionneur qu’Onesta. Et pour quel argument ? Les handballeurs ont gagné plus de titres parce qu’il y a plus souvent de championnats et que ce sont toujours les mêmes qui s’affrontent. Hé gars ! Les Experts ont fait un truc que toi t’es incapable de faire : être modeste et te remettre en cause.


Bref, c’est une émission bien dans l’esprit de ce journal : superficiel, tabloïde et nuisible à l’ensemble du sport et de la presse française.




2 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Je crois n'avoir jamais pu rester plus d'un quart d'heure devant cette émission.

Et ce n'est même pas tellement à cause des "journalistes" ou des consultants. C'est juste que la quasi totalité des sujets abordés m'indiffèrent au plus haut point.

Tarswelder a dit…

Parfois je me suis bien accroché et parfois je me suis bien endormi. Ou comment une émission et une chaîne de télé parle d'un sport qu'il ne diffuse pas.