mercredi 26 novembre 2014

Championnat du monde d'échecs. Carlsen conserve son titre. Analyse des parties 1 à 11.

A partir du 7 novembre 2014, Magnus Carlsen défendra son titre de champion du monde contre celui qu'il a dépossédé de sa couronne l'an passé : l'indien Vishy Anand. Si l'avantage au classement est encore très largement favorable au jeune Norvégien, le scénario du match aller ne sera pas le même que celui qui va se dérouler à Sotchi. Et le match sera certainement diffusé sur Youtube comme l'an passé.





Qu'est-ce qui a changé depuis un an ?

Lors du match disputé sur ses terres, à Chennai, Vishy Anand avait été largement dominé par 6,5 à 3,5 (3 défaites, 0 victoire et 7 nulles), sans avoir eu la chance de gagner la moindre partie. Sa défaite avait été principalement due à la situation de faiblesse psychologique dans laquelle il s'était mis : il s'était positionné de sorte à ne pas perdre, plus qu'à gagner, ses choix d'ouvertures n'avaient pas été bons et il a fini aussi par être poussé à la faute par le numéro un mondial.

Libéré de son "fardeau de champion du monde", Anand s'est remis en question. Il a d'abord hésité à tenter sa chance dans le tournoi des candidats. Finalement il a décidé de le faire et il a dominé le tournoi. Ensuite, parce qu'Anand en 2014 n'est pas celui des années précédentes : trop passif, pas assez ambitieux, le champion indien a montré un visage plus conquérant en 2014. Après avoir disputé le Zürich Chess Challenge, il a gagné le tournoi des candidats ; puis il participe aux championnats du monde rapide et blitz : il termine 3è dans le tournoi rapide et 7è dans le tournoi blitz. Enfin parce qu'il a changé sa préparation : il a disputé la finale du grand chelem à Bilbao en septembre, s'imposant assez tranquillement. Il vient de disputer la Coupe Corsican à Bastia -tournoi en semi-rapide-, dont il a atteint la demi-finale. L'année dernière, il avait déserté les tables pendant près de six mois.

Quant à Magnus Carlsen, il a fait son retour à Zürich, comme Anand d'ailleurs, où il s'est imposé avec un peu de chance. Vainqueur à Shamkir, en Azerbaïdjan, au Norway Chess Classic, il a encore fini deuxième comme en 2013. Néanmoins, il remporte les championnats du monde rapide et en blitz à Dubaï ; il entre ainsi dans l'histoire puisqu'il détient simultanément les titres dans les trois catégories de parties (même si les championnats du monde rapide et blitz sont une création récente et leur prestige est bien moindre qu'en partie classique). On peut même parler de triple couronne.

A Tromsö, en Norvège, Carlsen a alterné le bon et le moins bon. Surtout le moins bon avec des défaites assez curieuses contre des joueurs qui ne sont pas dans les 30 premiers mondiaux. Puis à Saint-Louis, il finit deuxième avec 5,5/10, très loin derrière l'Italien Fabiano Caruana. Son plus mauvais résultat depuis des années, en terme de bilan chiffré. L'an passé, il avait survolé le tournoi.

Il semble bien que le champion du monde soit moins en forme. C'est dû à la difficulté de rester constamment au niveau qui était le sien en 2013, qu'aux tracas causés par l'organisation du championnat du monde. Si Anand ne s'est jamais préoccupé de savoir où aurait lieu un match, ni qui l'organisait, Carlsen avait sans doute misé sur un report du match et sur une victoire de Kasparov à la présidence de la FIDE (autant dire qu'il a fait une grossière erreur de calcul).

Les forces et les faiblesses ont-elles changé ?

En gros, le problème d'Anand reste le même ; battre Carlsen, ce qu'il n'a plus fait depuis 2010. Il est à la fois libéré de la pression du titre mais il doit aussi nourrir une forme de complexe : l'an passé, Anand avait surtout cherché à ne pas perdre, là il doit gagner. Pour battre Carlsen, il va falloir prendre des risques et accepter de perdre et de s'engager dans des positions, où il sera plus fragile que le champion du monde. Il n'a pas le choix et la 9è partie du match de 2013 a montré que c'était la bonne voie (parce qu'il a eu des possibilités d'attaque) autant qu'elle était dangereuse (il a gaffé pour perdre). Pour moi, Anand doit jouer 1.d2-d4 au lieu d'accepter la défense Berlinoise sur 1.e4, où il n'arrive pas à passer.

La solution peut aussi venir de Carlsen. Même s'il était favori l'an passé, le Norvégien est en position de défenseur. Or, cela n'est pas facile à gérer sur le plan psychologique. Et sa tendance naturelle à l'arrogance (il suffit de le voir s'avachir sur son siège, ce qui lui a parfois valu quelques remarques ou encore une certaine mauvaise image que la presse norvégienne a de lui) pourrait le perdre. Mais en contrepartie, le déficit d'expérience est annulé. Carlsen va devoir aussi tirer les leçons du premier match, à savoir trouver de nouveaux moyens pour acculer Anand.

Les confrontations en 2014.

Anand et Carlsen se sont retrouvés lors de deux tournois en 2014, mais une seule fois en partie longue. Au Zürich Chess Challenge, la partie longue a été nulle (Anand avait les Blancs et il n'a toujours pas trouvé de solution contre l'Espagnole Berlinoise), la partie rapide aussi (Carlsen avait les Blancs) et le blitz a été facilement gagné par le champion du monde. Puis à Dubaï, au moins de juin, les deux hommes ont disputé les championnats du monde en parties rapides et en blitz, Anand a gagné la partie rapide et l'autre rencontre a été nulle.

Les statistiques sur les revanches.

Les matchs revanche ont été légion dans l'histoire des championnats du monde d'échecs. Et très souvent, le vaincu du premier match a battu son adversaire. Voici la liste des matchs revanche :

- En 1896-1897, Lasker écrase Steinitz, qu'il avait déjà battu deux ans et demi plus tôt par 10 victoires à 2 en 17 parties.
- En 1937, Alekhine bat Euwe dans la revanche de 1935, par 15,5 points à 10,5.
- En 1958, Botvinnik reprend le titre à Smyslov, qui l'en avait dépossédé un an plus tôt, par 12,5 à 10,5.
- En 1961, ce même Botvinnik refait le coup, cette fois à Mikhaïl Tal, à qui il rendait pourtant 25 ans : 13 à 8.
- En 1969, Boris Spassky bat Tigran Petrossian, qui l'avait battu en 1966. Il avait fallu au challenger gagner à nouveau le cycle des candidats : score final, 12,5 à 10,5.
- En 1981, Karpov bat à nouveau Kortchnoi, le dissident devenu suisse : 6 victoires à 2 en 18 parties. Le premier match, en 1978, avait été le plus hystérique de l'histoire des Echecs (et pourtant il y avait eu Fischer avant).
- Terminons enfin par la saga Kasparov-Karpov. Après le match annulé en 1985, Kasparov dépossède Karpov de son titre la même année (13-11), puis conserve son bien après un match revanche en 1986 (12,5 à 11,5), sauve son titre à la dernière partie du match de 1987 (12-12) et gagne à Lyon en 1990 (12,5 à 11,5).

Au total, à quatre reprises, le vaincu a pris sa revanche sur le premier match, contre 3 fois au vainqueur (si on compte les duels Kasparov-Karpov cela fait 5 victoires à 4 plus un match nul).

Site officiel du championnat du monde : http://www.sochi2014.fide.com/

PS. Le match sera commenté en anglais par le grand-maître russe Peter Svidler. Juste un petit mot sur ce joueur qui est d'une très grande sympathie et d'une grande classe, comme j'ai pu le constaté il y a un paquet d'années.

Les parties du match (analyses à venir)

Partie 1.

Avec les pièces blanches, Anand a l'occasion de prendre l'avantage sur le champion du monde. Carlsen joue une ouverture qu'il pratique rarement, la défense Grünfeld. Il visait une partie jouée par l'Indien et il joue un coup rarement pratiqué. Anand semble avoir un petit avantage mais les échanges l'annulent et c'est Carlsen qui, au contraire, prend petit à petit l'ascendant, dans une position très légèrement favorable. Mais Anand parvient à s'accrocher et il trouve une ressource, qui a échappé à Carlsen, pour obtenir la nulle par répétition des coups au 47è de la partie. Il n'empêche que le challenger s'est retrouvé sous pression alors qu'il avait les Blancs.

Analyse de la partie 1


Partie 2.

Le match est-il déjà joué ? Avec les Blancs dans cette deuxième partie, Magnus Carlsen a surclassé Vishy Anand. La variante de Berlin était au menu de ce 9 novembre. Objectivement, les Noirs ont égalisé mais Carlsen n'en a cure : ce qui compte pour lui, c'est d'avoir du jeu. Il construit une petite attaque qui inquiète Anand. Et mine de rien, les Noirs se retrouvent en difficulté, dans une position inconfortable. L'ancien champion du monde pensait bien s'en sortir, selon ses dires, lorsqu'il commet une erreur qui le contraint à l'abandon immédiat. C'est déjà l'avantage pour Carlsen : 1,5 à 0,5.

Analyse de la partie 2

Partie 3.

Le 11 novembre n'est férié ni en Norvège, ni en Inde et ni en Russie. Le combat peut continuer et il a continué avec une boucherie ou presque. Alors qu'il avait pris un coup dur en perdant la deuxième partie, Vishy Anand a répondu de manière éclatante à Magnus Carlsen.
Il faut dire que Carlsen a été particulièrement négligeant : il tombe dans la préparation adverse, sur une ligne tendue où les Blancs d'Anand ont un pion monstrueux en c7. C'est le genre de variantes qu'il faut maîtriser avant de la jouer sur l'échiquier. Or, Carlsen se met à réfléchir, dans une position connue. Puis il joue une mauvaise suite qu'Anand connaissait (il a admis avoir tout préparé jusqu'au 24è coup). Mais quand le challenger commença vraiment à réfléchir, la partie était presque gagnée pour lui. Au 34è coup, Carlsen abandonne.
La défaite de Carlsen n'est pas due à un mauvais coup mais à une mauvaise approche de l'ouverture : jouer une variante qu'Anand avait préparé (c'était évident) et en plus ne pas la maîtriser suffisamment bien. On pourra regretter l'usage de l'ordinateur qui aide à la préparation comme on regrette "la douceur des lampes à huile ou la splendeur de la marine à voile" mais comme le disait cet officier, il faut moderniser.

Analyse de la partie 3.

Partie 4.

Carlsen joue à nouveau 1.e4. Anand évite cette fois la partie espagnole et s'engage dans une défense sicilienne (1...c5). Comme d'habitude, Carlsen ne joue pas les grandes lignes théoriques et il s'engage dans une variante modeste, qu'on trouve souvent dans les parties d'amateurs. Il n'obtient pas grand-chose de l'ouverture, si ce n'est une très légère pression. Mais rien d'alarmant pour Anand, qui contrôle la situation et qui finit par défendre tranquillement une finale de dames, dans laquelle le champion du monde n'a aucune chance de l'emporter.

On est donc à 2-2, soit le même score après 4 parties qu'en 2013. Le match avait basculé dans les parties 5 et 6 que Carlsen avait gagnées.


Analyse de la partie 4


Partie 5.

Anand a les Blancs et Carlsen joue une troisième ouverture, la défense Ouest-indienne. Pour une fois, le challenger prend un peu plus de temps que le champion du monde. La position s'assèche un peu mais Anand trouve les coups pour conserver une certaine vie à la position. Il sacrifie un pion pour envahir la septième rangée mais Carlsen défend proprement. Anand n'obtient pas grand-chose et la partie s'achève par la nulle.

Analyse de la partie 5

Partie 6.

Même si le match n'est pas encore joué, cette partie en est SON tournant. Carlsen prend l'avantage après l'ouverture, mal choisie par Anand. Il travaille son adversaire qui souffre de plus en plus. Puis vient une gaffe du champion du monde. Mais Anand ne la voit pas et il joue le coup qu'il avait prévu. L'Indien s'aperçoit presque immédiatement de sa faute et il finit par lâcher prise. Carlsen reprend le cours de sa domination et il l'emporte. Pas vraiment fier de sa prestation (très bonne sans la faute), le champion du monde ne fanfaronne pas en conférence de presse mais il reprend l'avantage 3,5 à 2,5. Anand va-t-il encaisser le coup, alors qu'il a eu une chance de gagner ? Le jour de repos n'est pas un luxe pour digérer cette partie.

Analyse de la partie 6.

Le moment critique de la partie. Notez le moment où Carlsen s'aperçoit de son erreur et sa réaction après la réponse d'Anand.

Partie 7.

Carlsen double les Blancs, puisqu'on inverse l'ordre des couleurs dans la deuxième moitié du match. Le champion du monde veut enfoncer le clou et il accepte la variante berlinoise de la partie espagnole. Une petite amélioration lui donne l'avantage mais Anand défend avec précision et sang-froid. Carlsen insiste encore et encore mais il n'arrive pas à prendre en défaut son adversaire et la partie s'achève par la nulle au 122è coup, la première partie jouée en plus de 100 coups en championnat du monde depuis 1990 (de mémoire).

Analyse de la partie 7.

Partie 8.

Comme dans la troisième partie, Anand et Carlsen rejouent le gambit de la dame. Carlsen joue une variante plus tranquille et il neutralise relativement facilement l'avantage des Blancs. Ensuite, la partie vogue vers la nulle, sans qu'il y ait d'histoires.

Analyse de la partie 8

Partie 9.

Soyons rapide mais insipide, comme le fut cette partie. Dans la variante de la 7è, Carlsen a essayé quelque chose mais Anand était bien préparé. Le champion du monde n'a rien obtenu et la partie s'achève par la répétition de coups au 20è et au bout de moins d'une heure de jeu.

La partie 9

Partie 10.

Après deux parties assez calmes, la 10è est plus passionnante. Carlsen rejoue la défense qu'il a employée dans la 1ère partie. La position est complexe mais les Blancs semblent s'en tirer avec l'avantage. Toutefois rien n'est facile à démontrer et Carlsen réussit à maintenir l'équilibre pour obtenir la partie nulle. Avec deux parties à jouer, le champion du monde mène 5,5 à 4,5 et il peut conclure le match s'il gagne dimanche.

Analyse de la partie 10

Partie 11.

Encore et toujours la variante berlinoise de l'espagnole. Carlsen nous surprend par son acharnement à répéter la variante, qu'il avoue apprécier pour les deux camps. Anand, lui, n'étonne personne et il neutralise son adversaire ; il finit même par prendre l'ascendant dans cette position incompréhensible pour les joueurs amateurs. Mais l'ancien champion du monde craque : il sacrifie inutilement la qualité et Carlsen renverse la tendance. Il exploite l'erreur adverse et il écrase la fin de la partie pour contraindre son adversaire à l'abandon.

Analyse de la partie 11


Magnus Carlsen conserve son titre de champion du monde par 6,5 points contre 4,5 à Vishy Anand. Selon l'opinion générale, Anand a bien mieux joué que l'année dernière (on s'y attendait) mais l'écart final est sévère lorsqu'on analyse les parties. L'Indien a fait parler sa préparation dans la plupart des parties et il a neutralisé Carlsen. Mais à l'inverse, on peut dire aussi qu'Anand n'a eu que très peu de chances de gagner et qu'il s'est surtout préparé pour empêcher Carlsen de prendre l'avantage, plus que pour prendre l'avantage lui-même. Enfin Anand a craqué nerveusement, dans des positions critiques et en ratant quelques lignes tactiques.

Mais le match s'est bien joué dans la 6è partie avec cette "double faute". Anand a raté sa chance de gagner une partie mal engagée. Carlsen a été nettement moins impressionnant que l'année dernière, même s'il a gagné 3 parties et qu'il gagne par deux points d'écart. Mais le champion du monde était moins en forme et la défense d'un titre est toujours plus difficile sur le plan psychologique. Toutefois, Carlsen a toujours eu confiance dans son jeu, même s'il n'obtenait rien.

Lors de la conférence de presse finale, Anand a rejeté l'idée de mettre fin à sa carrière. Lorsqu'un journaliste lui a posé la question, le "no" brut a été suivi par les applaudissements des quelques journalistes et spectateurs. On va retrouver Anand à Londres, au début du mois de décembre au London Chess Classic. Quant à Carlsen, il va prendre un peu de repos. Il reviendra à la compétition au début du mois de janvier avec le traditionnel Tata Steel, qui se déroule à Wijk aan Zee aux Pays-Bas. La championne du monde, la Chinoise Hou Yifan, y sera aussi et c'est une rareté d'avoir les champions du monde masculin et féminin participer au même tournoi.

Normalement, Carlsen devrait défendre son titre mondial en 2016. Cela devrait donner un peu de temps à la FIDE pour trouver un organisateur fiable, avec une bourse plus intéressante que celle du match de Sotchi. Le grand favori pour devenir challenger de Carlsen est Fabiano Caruana, le grand-maître italien, numéro deux mondial.

16 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Je donne Carlsen gagnant.

Gin Tonic a dit…

Ce n'est que le début, mais faudra que Carlsen soit plus concentré.

Tarswelder a dit…

C'était 2-2 au même stade l'année dernière mais là, on a l'impression que Carlsen n'est pas aussi dominateur, même s'il va jouer à l'usure.

Gin Tonic a dit…

Ca fait un bon petit avantage pour Carlsen.

Tarswelder a dit…

La partie 6 a été dramatique. Il va gagner à cause de ce qui s'est passé.

Comme disait un grand joueur :"les bons joueurs ont de la chance, les grands joueurs en ont beaucoup."

Gin Tonic a dit…

C'est sur qu'Anand va avoir du mal à s'en remettre.

Tarswelder a dit…

J'ai mis dans l'article le lien pour voir la vidéo du moment critique.

Gin Tonic a dit…

Je viens de la voir.
En plus Anand ne se précipite pas trop.

Tarswelder a dit…

Il réfléchit pendant une minute avant de jouer. Mais on devine que Carlsen a arrêté de respirer pendant ce temps-là. S'il avait montré quelque chose, Anand se serait méfié et il aurait trouvé.

Mais quand on voit la suite de la retransmission, Anand se décompose et on voit les traces de la déception alors que Carlsen souffle !

Elfe a dit…

Salut Tars et Ginto,

Très belle défense de Anand dans une 7è partie qui se termine par une nulle.

Gin Tonic a dit…

Salut Elfe,

Tu sais que tu as 0 points aux pronos ??...

Tarswelder a dit…

Oui Anand a bien défendu. Mais la partie 8 a été nulle, sans que Carlsen n'ait craint quoi que ce soit.

Elfe a dit…

Je sais Ginto, mais comme je ne voulais pas trop dominer les débats j'ai préféré m'abstenir mdr.

Non plus sérieusement j'avais laissé un post qui précisait que je ne pourrait pas faire toute la saison, alors j'ai préféré ne pas commencer.

Gin Tonic a dit…

Oui Elfe, je me rappelle.

C'était juste pour le fun.

Gin Tonic a dit…

Ca ronronne sur les dernières parties.

Anonyme a dit…

Vous m'en faites une belle bande de p'tits mignons.