dimanche 22 juin 2014

NBA. Les Spurs ont éperonné la concurrence.

Je ne vais être long pour une fois. Si vous lisez la presse sportive, vous avez bien lu les analyses de la victoire des Spurs de San Antonio en finale NBA contre le Heat de Miami. Une forme d'opposition de style qui a fini en démonstration de collectif, un jeu d'équipe presque parfait.





Battre Miami, double champion sortant, qui disputait sa quatrième finale consécutive, est une sacrée performance. Gagner par 4 victoires à 1 est plus remarquable, surtout quand les quatre succès ont été acquis par au moins 15 points d'écart, et dont deux des succès l'ont été à l'extérieur, là où Miami n'avait pas perdu une fois en playoffs.

Et pourtant les Spurs ont été en danger au premier tour des playoffs. Ce premier tour est unique dans l'histoire, depuis qu'il se dispute au meilleur des 7 matchs. Sur 56 matchs possibles, 50 ont été joués. Seul Miami (4-0 contre Charlotte) a balayé son adversaire de toutes les séries. Washington a sorti Chicago 4-1 : les Bulls ont été épuisés physiquement et à bout de solutions offensives, sans Derrick Rose blessé et Luol Deng parti en décembre. Enfin les Blazers de Portland de Nicolas Batum ont gagné un festival offensif contre les Rockets de Houston par 4 à 2.

Toutes les autres séries sont allées au 7è match. Les Spurs ont été menés 2 fois par Dallas avant de l'emporter par un 7è match sans appel. La mise en jambe a été rude mais salvatrice. Oklahoma City, les Clippers de Los Angeles, les Pacers d'Indiana et les Nets de New Jersey sont passés tout prêt de la sortie avant de s'en sortir dans un match ultime contre respectivement Memphis, Golden State, Atlanta et Toronto. Les séries ont été très serrées à l'ouest car le niveau était très élevés entre les 8 équipes participantes : 13 victoires entre le numéro 1 (San Antonio) et 8 (Dallas) avec au moins 49 victoires pour les Mavericks.

Les demi-finales de conférence ont écrémé la concurrence. Certaines équipes ont payé les limites physiques de leur formation. Ainsi Portland n'a sauvé l'honneur que sur le match 4 contre les Spurs (4-1 San Antonio). Oklahoma City est venu à bout des Clippers 4-2. Les Pacers ont battu les Wizards de Washington 4-2 et le Heat de Miami est venu à bout assez nettement des Nets de Brooklyn 4-1 alors qu'ils avaient perdu leurs 4 matchs en saison régulière.

En finale de conférence, les Pacers ont enfin pu concrétiser leur rêve, leur obsession qui a plombé leur saison : affronter Miami avec l'avantage du terrain. Mais la défaite à domicile dans le match 2 a coûté la série à une équipe qui était trop obsédée par cette série. A l'Ouest, les Spurs ont gagné la bataille tactique contre Oklahoma City. Tout commence comme en 2012 : 2-0 San Antonio mais le retour d'Ibaka et la série déplacée à OKC donne l'égalité au Thunder 2-2. Il y a deux ans, les Spurs n'avaient pas su réagir psychologiquement et ils avaient perdu les deux matchs suivants. Là, ils ajustent leur attaque et Boris Diaw sort deux énormes matchs pour aider les Texans à gagner les deux parties qui manquent 4-2.

La finale NBA est une démonstration tactique et collective. LeBron James a fait tout ce qu'il a pu mais il a fini par être lâché par son équipe : Dwayne Wade a fini par s'écrouler en défense et à déjouer en attaque, sans doute usé par les blessures. Chris Bosh refuse de se battre sous les paniers et il se fait repousser par Tim Duncan. Et derrière, ça ne suit pas.

Quant aux Spurs, ils étirent la défense adverse avec Boris Diaw en catalyseur de l'attaque, malgré un Tony Parker plutôt en retrait (surtout dans le match 5 où il rate ses 11 premiers tirs avant de finir à 7/18). Discret sur les deux premiers matchs, Kawli Leonard plante son record de points en carrière et 3 matchs à plus de 20 points pour mériter un titre de MVP modeste sur le plan statistique (17 points, 6 rebonds par matchs) mais marquant. En fait, tout le collectif des Spurs a dégoûté la défense, pourtant réputée, du Heat : 52,8% de réussite sur la série, record des finales. Et la défense a bien isolé LBJ et repoussé toute entrée à l'intérieur.Car si San Antonio a brillé en attaque, la défense a été remarquable : jamais Miami n'a marqué plus de 98 points (match 2 gagné de deux unités) alors que San Antonio a gagné ses 4 matchs par plus de 100  points.

Bref un basket abouti qui montre qu'il se joue à cinq plus les remplaçants qui ont toujours été impliqués dans la saison, tout en reposant les "vieux titulaires". Après sa désillusion de l'an passé (défaite 4-3 en ayant laissé échapper le match 6), San Antonio a pris sa revanche comme si de rien n'était.

10 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Magnifique victoire des Spurs.

Tarswelder a dit…

Ils jouent bien. Le plus fort c'est d'avoir changé leur jeu.

Aloïs 06 a dit…

Salut le FIB !
Désolé de ne pas être plus présent ces derniers temps, dire que je suis très occupé serait un euphémisme. Je passe plus de temps avec mes collègues de boulot en un jour qu'avec Sofy en une semaine, c'est vous dire.
Bon en ce qui concerne les Finales, n'ayant vu que des bribes des matchs 1,4 et 5, je ne peux pas réellement en tirer de conclusions mais je vais quand même essayer.
1/ L'apport de B.Diaw n'est pas quantifiable par les stats.
2/ Malgré tout son talent, LBJ ne peut rien faire seul.
3/ (qui reprend le 2) Le basket se joue à 5 contre 5 et le collectif primera toujours sur les individualités aussi bonnes soient elles !

Aloïs 06 a dit…

Je rajouterais un quatrième point
4/ Les chroniqueurs de L'Equipe du soir feraient mieux de commenter les parties de marelle dans les cours d'école plutôt que de parler Basket, ça leur éviterait de dire des conneries plus grosses qu'eux ! Déjà qu'ils en disent pas mal quand ils parlent de foot (je suis sur que même les alcoolos du coin en disent moins au comptoir du bar en bas de chez moi)!

Tarswelder a dit…

Tout d'accord avec toi Aloïs, y compris pour l'Epique du soir :

-Bobo n'est pas un joueur de stats mais d'équipe. Il n'y a qu'aux Spurs qu'il est bon ou dans une équipe qui pense collectif. Il a quand même fait la différence contre OKC en étant plus offensif.

- LBJ a été isolé et il s'est retrouvé tout seul. Du coup, il s'est usé sans qu'on doive lui reprocher quoique ce soit. Il demande du renfort au Heat.

- Le basket est un sport collectif. L'adresse des Spurs n'est pas seulement due à leur coach au tir mais aux positions favorables qu'ils obtiennent par la passe décisive.

- Les Spurs sont capables de s'adapter à l'adversaire. Et ils ont curieusement eu moins de mal contre des équipes à grosses individualités avec des bancs assez faibles (Miami, OKC ou Portland). Contre Dallas, ils ont eu des problèmes parce que les Mavericks avaient des joueurs efficaces en sortie de banc.

Gin Tonic a dit…

L'épique du soir, c'est un vrai calvaire !

J'ai pas vu les matchs, mais d'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, c'est en effet le collectif qui a triomphé.

Tarswelder a dit…

Ils y connaissent pas grand-chose en foot alors imaginez les autres sports.

Y'en a même un qui affirmait que le plus grand coach de l'histoire c'était Jacquet plutôt qu'Onesta parce qu'au foot ils étaient 11 avec de gros salaires.

Gin Tonic a dit…

Celle la, je l'avais loupée !

Aloïs 06 a dit…

Dans ce cas que dire de G.Novès qui a gagné 4 coupes d'Europe et 10 titre de champions de France avec le Stade Toulousain !
De toute façon, je ne regarde que lorsqu'il y a Carine Galli ou Sonia Souid. Çà fait toujours aussi mal aux oreilles, mais au moins ça fait plaisir aux yeux !

Gin Tonic a dit…

Et Jacques Brunel: un Brennus avec l'USAP !!!

Et non, je sortirais pas...