mercredi 12 mars 2014

Analyse freudienne et décomplexée d'une interview. Yoann Huget

Les interviews de sportifs sont généralement creuses parce que le questionnement est sans intérêt et manque singulièrement de profondeur. On ne parle quasiment jamais de jeu. C'est pourquoi, il est important d'avoir une deuxième lecture de la non-explication de rien de ce genre de lectures. Ici, c'est Richard Escot de l'Epique, qui n'écrit pas toujours n'importe quoi sur son blog, qui pose les questions à Yoann Huget. L'ailier peut être considéré comme le meilleur Français du tournoi des VI nations, ce qui montre bien la nullité des autres.




Voici le lien pour attester que je n'écris pas n'importe quoi :

Yoann Huget et le stress


«Yoann Huget, au delà de votre essai sur interception contre l’Ecosse, on sent que vous êtes un des rares tricolores à pouvoir jouer libéré, capable de cliquer sur «on» à tout moment…

C’est difficile de décider de cliquer seul. Nous sommes une équipe, et donc nous évoluons dans un registre collectif. En défense, on a des schémas à respecter. Moi, je suis isolé sur mon aile, et c’est la situation la plus facile. Je n’ai plus de partenaire à ma droite, et très peu à gauche, c’est donc pile ou face. Pour le reste, en défense comme on attaque, on doit être connectés ensemble, sur le même réseau (sourire).

C'est vrai que c'est compliqué. Généralement, "on" est un bouton sur lequel il faut appuyer. Alors s'il faut cliquer, il est normal que tout le collectif s'y mette pour comprendre quoi faire. C'est là où le message de PSA ne passe pas ! Il mélange les mots pour Huget.
Autrement, on a bien compris. Le registre collectif, c'est d'être nuls ensemble et les schémas de défense sont bien respectés : on prend toujours les essais de la même façon.
Huget a bien compris son rôle : il est l'ailier de débordement, celui qu'on déborde parce qu'il se fait systématiquement avoir sur le crochet intérieur.
La métaphore de la connexion est bonne : sauf que le réseau est pourri et que PSA a oublié de brancher l'ADSL ! Ben oui, il était habitué au 64k avec Morgan Parra !

On a l’impression, vu de l’extérieur, qu’il y a une forme d’inhibition en équipe de France. Que personne, mis à part vous, n’évolue sans se poser de question…

Cette inhibition, on la ressent nous aussi. Après les victoires sur l’Angleterre et l’Italie, tout le monde nous voyait gagnant à Cardiff. Et après la défaite au Millennium, personne n’aurait compris qu’on perde à Edimbourg. Pour nous, c’est difficile à assumer, ça. Le public attendait une équipe de revanchards, animée d’un état d’esprit irréprochable, et surtout un résultat favorable. Du coup, on a eu la peur de gagner…

Qu'est-ce qui est difficile à assumer ? Qu'il faut battre l'Ecosse ? Mais alors, c'est horrible pour samedi ! Il faut battre l'Irlande !!! A ta place, je me barre de Marcoussis et je me jette dans les jupes de Novès.
J'ai pas compris la cause de la peur de gagner. Quand on est revanchard, on a envie de gagner plus encore que d'habitude. Donc, si on est revanchard on a la trouille c'est ça ??? Et si les gens attendent de vous que vous gagniez, c'est une source de stress ??? Et dire que Pizzarsczewski se plaint des (petites) critiques de la presse et que Mas pleurniche sur le changement de règles à la mêlée qui date de l'été dernier !!!

Qu’entendez-vous par "la peur de gagner" ?

On voulait aller chez eux et occuper le terrain. Dès qu’on a mené au score, on s’est mis à gérer, pour ne pas se découvrir et prendre un contre…

Bien compris. La peur de gagner, c'est mener au score et ne rien faire. D'où la stratégie de l'essai d'Huget : perdre le ballon à 5 mètres de sa ligne pour ne pas se découvrir ! Puis intercepter.
Ce n’est pas très ambitieux…

Le staff nous pousse vers autre chose. On a pu exprimer notre jeu face aux Anglais, lors de belles séquences,  et aussi en novembre dernier face aux All Blacks. Il ne faut pas s’arrêter au résultat mais regarder les contenus. On a prouvé qu’on pouvait bien jouer au rugby. Le paradoxe, c’est qu’au moment où on a des résultats, le contenu n’est pas là (sourire). Alors ça va être à nous, samedi, à mixer les deux, à savoir le contenu et le résultat.

Le staff pousse vers autre chose. Okay, vers la pleurnicherie alors ?
Huget dit qu'il ne faut pas s'arrêter au résultat mais qu'il faut regarder les contenus. Mais c'est le discours de l'équipe après la victoire de l'Ecosse et les gars critiquent la critique du jeu.
En gros, faut être cohérent (terme inconnu de l'encadrement technique de l'équipe de France. C'est plutôt co-errant comme jeu !)


Il faut que vous soyez dos au mur pour aller chercher le meilleur. Pourquoi ?

Ce qui s’est passé en Ecosse, c’est typiquement français. On regardait l’horloge, il restait quinze minutes, on a accéléré et nous l'avons emporté. Mais quand on mène, on a du mal à garder le score. Il faut croire que gérer, ça ne nous va pas, ça se retourne contre nous. Il nous reste encore à maîtriser nos matches.

C'est au pied du mur qu'on voit... mieux le mur. Heureusement que c'était l'Ecosse parce que les Est-allemands c'est autre chose ! Dos au mur vous avez les gardes-frontière ! Demandez à Peter Fechter !

Contre l’Irlande, vous êtes une nouvelle fois attendus… Vous avez gagné en Ecosse mais vous êtes critiqués. C’est difficile, à accepter ?


Nous, ce qu’on veut, c’est prendre du plaisir et en donner. Mais si on perd, même avec trois victoires, notre Tournoi sera raté.

La meilleure façon de prendre du plaisir et d'en donner pour les rugbymen reste de faire le calendrier des Dieux du Stade version X.

Concrètement, comment faut-il s’y prendre pour battre l’Irlande, samedi ?

Les Irlandais viennent avec beaucoup d’ambitions de jeu. A nous de tenir le ballon et de jouer libérés sans forcément tenter des relances de cent mètres, sans prendre des risques démesurés. Nous avons des schémas collectifs qui nous permettent de pouvoir prendre le jeu à notre compte, comme nous l’avons fait face à l’Angleterre et l’Italie. Ce que nous allons faire contre l’Irlande, c’est imposer notre tempo, maîtriser notre match, accélérer au bon moment et conserver une défense de fer jusqu’au coup de sifflet final.»

Mon pauvre, si tu crois que l'Irlande va jouer comme contre l'Italie...
Il faut tenir le ballon et jouer libérés. Je dirai libérer le ballon et tenir debout. Parce que le reste : tenir le ballon on a ce qu'il faut : Papé, Bastareaud, Fofana et d'autres qui ne le lâchent jamais. Pour jouer libéré, pas de souci : il suffit de ne pas avoir le ballon pour ne pas le perdre. Dicton Saint-Andresque.
Et si les Bleus prennent le jeu à leur compte, il risque d'y avoir du découvert non autorisé !


13 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Le décryptage, ça aide bien !

Parce que, même si on est pas encore au niveau des ITW des footeux, c'est quand même très creux.

Tarswelder a dit…

Il y a aussi des propos dont je ne comprends pas le sens. La peur de gagner parce qu'il faut gagner en Ecosse, c'est n'importe quoi.

La peur de gagner c'est ne pas savoir comment conclure, c'est hésiter entre une méthode conservatrice et une méthode plus risquée, sans jamais choisir et finalement se planter entre les deux.

Rien à voir à taper l'Ecosse, qui n'est vraiment pas un épouvantail.

Gin Tonic a dit…

Ca et puis "on sait pas gérer" et "quand on mène au score, on a du mal à garder le score". Du grand n'importe quoi !

Pendant tout le match, faudrait faire n'importe quoi pour être mené à la 65ème, et la on peut commencer à jouer pour gagner.

Bon, contre les Gallois, cette tactique n'avait pas trop marché...

Tarswelder a dit…

J'aime bien aussi le "staff nous pousse vers autre chose". Ça reste un mystère !

Les mecs stressent pour que dalle. Ce sont des professionnels et en plus, on ne les démonte pas comme on a fait avec les footeux. Ils n'aiment visiblement pas trop la critique.

Gin Tonic a dit…

Sans doute parce qu'ils ne sont pas trop habitués.

Tarswelder a dit…

Ils découvrent qu'ils sont nuls ? Pas possible.

Gin Tonic a dit…

Ben, quand on fait parti du meilleur championnat du monde et de l'univers, c'est pas si étonnant...

Tarswelder a dit…

Tu parles comme un uruguayen sur le foot !

Attention, tu vas encore voir le double d'étoiles !

Gin Tonic a dit…

Et pourtant, j'ai pas fait l'apéro !

Tarswelder a dit…

Ceci dit le double d'étoiles pour la France fait toujours zéro !!

Gin Tonic a dit…

Sauf si on parle de Cognac !

Tarswelder a dit…

Parce qu'il y a du cognac uruguayen ??

Gin Tonic a dit…

Oui, la CUF !