mercredi 21 novembre 2012

J'ai testé pour vous ... la NASCAR (là où ne m'attend pas)

Je ne suis pas fan des sports mécaniques et plus du tout de la Formule 1. Mais lorsqu'on désoeuvre un peu le dimanche soir, que les programmes sur les chaînes généralistes sont nuls et qu'on zappe, on tombe sur AB Moteurs qui retransmet la Sprint Cup, la compétition phare de la NASCAR. Et voilà comment ça a commencé sur un petit paquet de semaines (pas toutes parce qu'il y avait les Indians à voir battre et la NFL à suivre). Ajoutez à cela mon fils qui a vu quantité de fois le film Cars Quatre Roues, dont les deux commentateurs des courses dominicales en France ont prêté leur voix pour en faire autant dans le dessin animé.






C'est quoi ce NASCAR ?

Pour ceux qui ne connaissent pas la NASCAR, le sigle signifie  National Association for Stock Car Auto Racing, société créée en 1948 par Bill France. L'association organise plusieurs championnat, Truck Series, Nationwide et surtout la Sprint Cup qui est la compétition phare du sport automobile aux Etats-Unis.

La saison 2012 s'est étendue sur neuf mois et 36 courses, de la Floride (Daytona Beach, une des courses mythiques du sport automobile) à la Floride (Miami Homestead). La plupart des circuits est située dans la moitié sud des Etats-Unis, principalement dans la Sun Belt, la ceinture du soleil qui s'étire de Washington à la Californie, en longeant la frontière mexicaine et le golfe du Mexique.



La carte des circuits qui accueillent les épreuves de la Sprint Cup. Plusieurs circuits accueillent deux épreuves, une en saison régulière et une autre durant le chase. Notez la domination du "Vieux Sud".


Danica Patrick est l'image séduction d'une NASCAR assez conservatrice. Elle a du talent mais elle n'a pas encore l'expérience de la Sprint Cup. Elle a couru une dizaine de courses à ce niveau mais elle participera à toute la saison 2013. Elle aura bien des difficultés à être bien classée bien qu'elle ait les sponsors et les médias pour la soutenir!


Disons-le tout de suite, la NASCAR est un sport regardé par une majorité de bourrins. Ce qu'on voyait nous comme le stock-car, qui en fait désigne les voitures de série qu'on transformait en voiture de course, est un sport bien sudiste et très conservateur, malgré l'arrivée d'une femme, Danica Patrick, qui fait monter d'autres températures que celles du moteur, à défaut d'avoir des résultats probants pour le moment (Elle n'en est qu'à ses débuts). Mettons-nous donc dans une bien belle atmosphère de gros steacks grillés, avec un relent plus ou moins raciste (aucun Noir ne pilote cette année).





Ce qui différencie fondamentalement la NASCAR des courses de formule 1 et de prototype en Europe, ce sont les circuits. Ils sont ovales, à deux exceptions près (Sonoma et Watkins Glen qui sont des circuits routiers peu appréciés des vrais spécialistes). Mais ces ovales sont très différents : vous avez des petits ovales dont celui de Martinsville est le plus emblématique, vous avez aussi des ovales plus grands comme Talladega en Alabama. Les vitesses sont aussi très variables en fonction de l'inclinaison des pistes, qui permettent aussi de choisir les trajectoires intérieures et extérieures. Il n'est pas rare d'avoir des pilotes qui s'affrontent sur 3 épaisseurs, ni d'avoir un pilote tout en haut de la piste et l'autre en bas, sans que l'un prenne l'avantage sur l'autre.


Revenons maintenant à la compétition.


La saison est divisée en deux parties : les 26 premières courses constituent la saison régulière. Les 10 premiers du classement général sont qualifiés ainsi que les deux pilotes qui ont le plus de victoires mais qui ne figurent pas dans les dix. Cette année, deux pilotes se sont qualifiés sans avoir gagné une course, Martin Truex Jr et Kevin Harvick (ce dernier gagna l'avant-dernière course de la saison). Les 12 heureux sont donc qualifiés pour le chase, les playoffs de la NASCAR. Les points cumulés en saison régulière sont remis à zéro mais on ajoute aux chasers 2000 points plus trois points par victoire. Les autres pilotes participent aux 10 courses restantes : aucun n'a gagné une épreuve du chase cette année. Ils conservent leur total de points accumulés en saison régulière et ils n'ont aucune chance de figurer parmi les douze premiers (cette année, le 13è Kyle Busch compte 1133 points contre le dernier chaser Dale Earnhardt Jr qui en a 2245).


Mais comment compte-t-on les points ?


Après x réformes et l'instauration du chase en 2004, la NASCAR a instauré un système de points qui est le suivant :


- Les courses comptant 43 concurrents, le vainqueur marque 43 points, le second 42, le troisième 41 et ainsi de suite jusqu'à la dernière place.

- Le vainqueur se voit ajouter 3 points pour sa première place
- Chaque pilote qui a mené au moins un tour bénéficie d'un point de bonus
- Celui qui a mené le plus de tours remporte un autre point de bonus.

Si un pilote abandonne, il marque quand même des points correspondant à son classement.


Ainsi, le maximum de points possible est de 48 points. Avec ce système, il semble bien difficile de faire des écarts entre les différents participants. C'est vrai et c'est faux :


- Le nombre élevé de courses permet de créer des écarts. Par exemple un écart de 2 points en moyenne sur 26 courses en fait 52 au total.

- Les pilotes ont leur préférence des circuits : les uns préfèrent les ovales courts, d'autres les longs, d'autres encore comme Juan Pablo Montoya, les circuits routiers qui sont très spécifiques et que n'apprécie pas, par exemple, un Dale Earnhardt Jr.

Est-ce intéressant et spectaculaire ?


Intéressant ? Comme toute course d'endurance. Une course fait 300 à 500 miles et le nombre de tours varie entre 90 pour un routier et 515 pour le petit ovale de Martinsville. En durée, on est loin devant la formule 1 puisque les courses s'étirent généralement sur trois heures, trois heures et demie.


L'intérêt lié à la performance pure n'est pas forcément du goût des amateurs de la NASCAR. Le spectacle ce n'est pas forcément les voitures qui font des longs runs (des séquences en drapeau vert) mais ce sont surtout les départs après un drapeau jaune qui sont les plus spectaculaires, même s'ils aplanissent les écarts de niveau. Le nombre est assez variable et les accidents sont plus nombreux dans les derniers tours. Du coup, le classement peut totalement changer et d'une manière générale, ce n'est pas le meilleur sur l'ensemble de la course qui l'emporte, surtout si les poussettes se multiplient. Tout le monde attend le "Big One", l'accident collectif dans le dernier tour qui élimine un paquet de pilotes.


Le championnat 2012.


Comme toujours, c'est à Daytona Beach qui ouvre le bal et un premier coup de théâtre marque la saison. La superstar de la NASCAR, Jimmie Johnson, quintuple champion, est déclassé et pénalisé de 25 points pour une voiture non conforme. JJ finira tranquillement quatrième de la saison régulière grâce à ses trois victoires et à sa grande régularité.


Autre super-champion, qui fait partie de la même équipe de Johnson, la Hendrick Motorsports qui chaperonne des Chevrolet, Jeff Gordon est victime d'une incroyable succession de coups durs : les problèmes mécaniques, les carambolages ont failli éliminer le quadruple vainqueur de la Sprint Cup. Il s'en sort sur la dernière course de la saison régulière.


Vainqueur de la Sprint Cup en 2011 (il avait devancé Carl Edwards au nombre de victoires car les deux pilotes étaient à égalité, et il gagna en plus la dernière course au dernier tour), Tony Stewart a été fantomatique durant le chase.


Dale Earnhardt Jr est le pilote le plus populaire et le mieux payé de la NASCAR. Fils de Dale Earnhardt Sr (7 fois champion et mort en pleine course en 2001), il a mis fin à une disette de quatre ans sans victoire. Candidat sérieux au titre, ses espoirs sont ruinés par un Big One au Kansas qui révèle une commotion. Il est absent lors des deux courses suivantes dans le chase, ce qui l'élimine d'emblée (il finit 12è et dernier des playoffs).



La bagarre durant les playoffs se résume en un duel à quatre :


- Jimmie Johnson le favori, qui remporte deux courses d'affilée à Martinsville et à Fort Worth, ce qui le place en position très favorable avant les deux dernières courses.

- Brad Keselowski. Le benjamin du chase (28 ans) s'impose à Chicago dans la première course du chase puis à Dover. Il prend la tête du classement jusqu'aux deux victoires de Johnson.
- Denny Hamlin. Ce pilote terriblement talentueux est piégé à Chicago (il finit 16è) mais il gagne dans le New Hampshire après avoir affirmé qu'il y gagnerait et malgré une position défavorable sur la ligne de départ. 
- Clint Bowyer. Il ne fait pas parler de lui mais il gagne à Charlotte la cinquième épreuve du chase. Il est en embuscade.

Par contre, comme je l'ai écrit, Tony Stewart, le champion sortant, son dauphin en 2011 Carl Edwards disparaissent des radars. Victime d'ennuis mécaniques, Jeff Gordon perd toute chance dès la première course à Chicago. Il finit quand même en beauté en gagnant la dernière course à Miami.


Comme souvent dans les courses d'endurance, celui qui gagne est celui qui commet le moins d'erreurs. A ce jeu, Johnson fait parler son incomparable expérience et sa régularité. La course à quatre devient à trois quand Hamlin craque au Texas, victime d'ennuis mécaniques. Bowyer est trop loin mais Keselowski fait une saison étonnante (5 victoires) et il n'hésite pas à pousser Johnson sur l'antépénultième course au Texas, même si ce dernier finit par l'emporter.


Le championnat bascule lors de l'avant-dernière course disputée à Phoenix. Johnson a 7 points d'avance sur Keselowski. Avec 36 points de retard, Bowyer n'a pratiquement plus aucune chance. Malmené par Kezelowski qui fait la meilleure course sur ce circuit qu'il n'aime pas beaucoup, Johnson finit par être trahi par ses freins et il finit dans le mur : sa 32è place semble le pénaliser définitivement puisqu'il accuse 20 points de retard sur Keselowski (qui a fini 6è) avant la dernière course à Miami. Quant à Bowyer, il est victime d'un règlement de compte d'un Jeff Gordon pas vraiment réputé pour son agressivité excessive, mais Martinsville et l'accrochage l'a énervé (il a écopé d'une amende et de 25 points de pénalité) comme le montre la vidéo qui suit le texte.


La tâche est bien difficile : remonter 20 points (l'égalité lui est favorable) c'est soit devancer son adversaire de 20 places, soit gagner et que Keselowski ne finisse pas mieux que 15è. Après une première moitié d'épreuve laborieuse, Johnson trouve le rythme et gère bien ses pneus et sa consommation. Il a même réussi à économiser un arrêt que son rival ne peut se soustraire. L'écart fond pour même passer à un moment en faveur de Johnson. Mais après le dernier arrêt au stand de Johnson, coup de théâtre ! Un écrou manque à un pneu ; le champion doit revenir au stand et il perd un tour. Coup double pour lui, il doit rentrer encore un tour plus tard au stand, suite à la pénalité infligée pour ce fameux écrou : puis quelques tours plus tard,  Johnson rentre à nouveau au stand ; les mécaniciens soulèvent la voiture, ils indiquent un mauvais signe. C'est le retour au garage et l'abandon. Keselowski n'a plus qu'à finir la course ( très laborieusement, et encore, il était assuré du titre même s'il abandonnait) et c'est Jeff Gordon qui devance son "ami" Clint Bowyer pour remporter la dernière course de la saison. Bowyer en profite pour ravir à Johnson la deuxième place finale. Le pire pour Johnson c'est que sa stratégie était la bonne car avec la même, Gordon a gagné et si Johnson avait gagné, il aurait remporté le titre puisque Keselowski a fini ... 15è !



La voiture de Brad Keselowski



... et Brad Keselowski lui-même. Pour sa troisième saison complète dans la Sprint Cup, ce jeune pilote (28 ans) a réussi à vaincre l'ogre Jimmie Johnson et donne une nouvelle fraîcheur à la NASCAR qui était dominée par deux champions, Johnson et Stewart, qui ont gagné les sept championnats précédents.


Jimmie Johnson. Seul pilote à avoir gagné 5 fois de suite la Sprint Cup (sous ce nom ou pas), il reste encore à deux victoires des légendaires Richard Petty (le "King" du film Cars) et de Dale Earnhardt Sr. Sa domination insolente, associé au fait qu'il n'est pas originaire du sud des Etats-Unis -il est californien-, font qu'il n'est pas très apprécié alors que c'est un personnage assez lisse (trop peut-être).


Le classement.


1.Brad Keselowski (Dodge, qui quitte la NASCAR sur une victoire) 2400

2.Clint Bowyer (Toyota) 2361
3.Jimmie Johnson (Chevrolet) 2360
4.Kasey Kahne (Chevrolet)  2345
5.Greg Biffle (Ford) 2332

Le champion sortant, Tony Stewart, termine 9è et Jeff Gordon 10è (avec ses pénalités).


On s'attendait à ce que le loup dévore sa jeune proie mais c'était l'inverse. Kezelowski a repoussé Johnson dans ses retranchements.


C'est aussi la première victoire en Sprint Cup pour une des plus prestigieuses écuries américaines : la Penske-Racing, qui a gagné de nombreuses fois les 500 miles d'Indianapolis.


Alors au fait, c'était bien ?


Oui parce que les commentateurs sont sympas (Pat Angeli et Philippe Chéreau) et qu'ils sont assez réactifs sur Facebook (j'ai même réussi à faire passer des questions et des blagues en direct). Mais c'est vrai que c'est long. La fin est toujours intéressante en raison des restarts fréquents.

Un conseil : repassez vos affaires pendant l'épreuve.

Est-ce que je suivrai à nouveau la NASCAR la saison prochaine. Peut-être pas totalement, quoique, parce que je ne regarde pas les courses qui ont eu lieu la veille, parce qu'il y aura la saison de baseball et qu'il y a la NFL sur la fin. Mais ça m'est arrivé de m'éclater avec quelques bonnes fins de course.




Voici quelques moments particulièrement savoureux appréciés en direct.





Martinsville 2012, première épreuve. Clint Bowyer (15) envoie dans le décor les deux leaders Jeff Gordon (24, quadruple champion de la NASCAR) et Jimmie Johnson (48 quintuple champion consécutif entre 2006 et 2010). Gordon, qui a failli être éliminé du chase, en a gardé une grande amertume (cf. autre vidéo).




Watkins Glen est un des deux circuits routiers de la NASCAR. La fin de course est renversante : Kyle Busch (18 la voiture M&M's), Marcos Ambrose (9) et Brad Kezelowski (2 le futur champion) se livrent une fin palpitante alors que les pneumatiques sont totalement cramés.





11 novembre 2012. Avant-dernière course de la saison. Jeff Gordon (24) fait payer à Clint Bowyer (15) son accrochage d'un tour précédent et de quelques faits précédents. Bowyer perd toute chance de titre et la suite entre dans la légende de la "NASCAR comme on l'aime"...



Les filles de la NASCAR ont aussi des arguments pulmonaires !


6 commentaires:

Gin Tonic a dit…

C'est donc bien ça l'histoire du fan club de pat et Phil.

Une bonne générale en sports mécaniques, c'est plutôt rare...

Sinon, je crois que c'est la catégorie de sport auto la plus populaire aux USA en nombre de spectateurs et téléspectateurs, même si l'aire géographique est limitée au sud et à l'est.

Beaucoup de spectacle sur la piste (pas comme la F1...). Bien aidé aussi par les drapeaux jaunes parfois plus ou moins justifiés.

Et de très bons arguments pulmonaires...

J'avais entendu parler de Danica Patrick comme exemple des difficultés pour une femme d'intégrer le milieu de la course automobile pour différentes raisons.

Tarswelder a dit…

La NASCAR domine assez loin l'Indy Car, qui se rapproche de la F1 et la F1 est totalement anecdotique.

D'ailleurs mettre le grand prix des USA le même jour que la dernière course de la Sprint Cup n'était pas une idée géniale. Maintenant les deux courses n'ont pas eu lieu en même temps.

La NASCAR est moins bourrine qu'il y a quelques années : certes, il y a des potentiels dangers publics mais ce sport cherche à élargir son public vers le reste des USA, en donnant une autre image.

Seb a dit…

J'ai eu une période Nascar il y a une dizaine d'années où je regardais la plupart des courses, à la grande époque des Jeff Gordon, Mark Martin ou Dale Jarrett. Maintenant je regarde quelques résumés de temps à autre sur AB Moteurs.

J'étais également très fan de l'anciennement "CART", un peu l'IndyCar de maintenant : Alex Zanardi (je me rappellerai toujours d'une fin de course mémorable à Long Beach en 1998 contre Bryan Herta, en direct sur Eurosport France un dimanche à 2h du mat' avec école le lendemain !), Jimmy Vasser, Gil de Ferran (qui est passé vite fait comme manager en F1 il y a quelques années)... Des courses mythiques dont certaines que j'ai encore en VHS ("US 500" de 1998 sur l'ovale de Michigan, la mort que j'ai suivi en direct de Greg Moore en 1999 sur l'ovale de Fontana lors de la dernière épreuve de la saison, Long Beach 1998, Michigan 2000 ou 2001 avec une victoire sur le fil de Montoya sur Michael Andretti après 500 tours de course....

Tout ca me manque en fait, c'est une partie de ma jeunesse !

Seb a dit…

et en NASCAR également, la mort de Dale Earnhardt sur le dernier virage du dernier tour à Daytona en 2001. Je me souviens bien du choc contre le mur qui n'avait pas l'air si violent, le pauvre n'a pas survécu... Mon circuit préféré c'est Bristol, un ovale de 800 mètres (1/2 mile), 500 tours avec 40 bagnoles cul contre cul, un "banking" (inclinaison de la piste) de fou, ca doit être une sacré expérience d'être sur place dans les tribunes !

Tarswelder a dit…

Pour avoir revu les images de l'accident de Dale Earnhardt Sr, on n'a pas l'impression que le choc est violent.

D'ailleurs je n'ai pas totalement saisi ces courses à Bristol où les pilotes forment des tandems pour se pousser l'un et l'autre.

Seb a dit…

le but c'est de s'entraider, surtout sur des grands speedways style Talladega et Daytona.

Si un gars réussit à s'échapper en tête, le meilleur moyen de le rattraper c'est de former un petit groupe et à force d'aspirations et de petites "poussettes" tu rattrapes ton retard. Concrètement un mec qui perd le fil et se retrouve seul sur la piste à de grandes chances de perdre plusieurs dixièmes de secondes par tour, son seul espoir de revenir c'est un drapeau jaune.

Le risque de ces groupes de voiture c'est le fameux "Big One", un gros crash qui peut impliquer 15/20 voitures !