dimanche 28 octobre 2012

Présentation de la saison 2012-2013 de la NBA.

Dans la nuit de mardi à mercredi, la saison régulière de la NBA sera lancée. La chasse au Heat de Miami, champion sortant, l'est aussi mais le gibier risque plus d'être chasseur que véritablement victime, au moins dans la conférence Est. Je vous propose une présentation assez rapide des forces en présence des 30 franchises.







Les favoris.

Conférence Est.

Champions NBA sortants, doubles champions de la conférence Est, les Floridiens de Miami ne paraissent pas avoir de rival capables de les détrôner dans cette conférence. Et encore moins dans la division sud-est.

LeBron James contre Kevin Durant.
Le Heat n'a pas changé sa structure, organisée autour du trio LeBron James-Dwayne Wade et Chris Bosh. L'arrivée du shooteur Ray Allen, venu des Celtics de Boston, risque de renforcer cette impression d'ultra-domination de l'équipe. Au-delà de l'obsession de LeBron James à dépasser Michael Jordan, on peut se demander si Miami peut approcher voire atteindre le record de 72 victoires des Bulls établi en 1996. En effet, la division sud-est est assez faible et Miami semble très difficile à battre, et ce en dépit du poste de pivot toujours faible et d'un banc plus fort avec l'arrivée d'Allen mais encore un peu limite.

Conférence Ouest.

La lutte sera plus ouverte dans la conférence la plus relevée des deux. Les Lakers ont beaucoup bougé et misent sur un titre cette année après les arrivées de Steve Nash et Dwight Howard. Autour de Kobe Bryant, Pau Gasol, Metta World Peace et un panier de temps en temps (et pas que des beignes), la formation jaune mise sur l'expérience. Mais son banc reste quand même un peu léger et l'âge des protagonistes peut poser problème sur une saison aussi longue (et les genoux de Bryant aussi).

Le Thunder d'Oaklohama City a remporté la conférence en 2012 avant de perdre la finale contre le Heat. L'équipe a franchi patiemment chaque étape. Cette année pourrait être la bonne. Kevin Durant, Russell Westbrook ont pourtant perdu cette nuit leur principal partenaire, James Harden. En effet, l'arrière, meilleur sixième homme en 2012, a été échangé aux Rockets de Houston parce qu'il a refusé une prolongation de contrat de 55 millions de $ sur quatre ans. Le Thunder n'était pas prêt à tout pour casser sa tirelire et cela pourrait coûter cher, en tout cas au final, bien qu'Harden ait failli contre Miami.

Les autres favoris sont les Spurs de San Antonio. Meilleure équipe de la saison régulière, les Texans ont conservé leur effectif, dont les cadres ont pris un peu plus de l'âge. San Antonio misera sur une rotation assez large et son panel de joueurs formés dans le basket FIBA : il y a désormais trois Français (Parker, Diaw, Do Colo), deux sud-américains (Ginobili et Splitter) soit un tiers de l'effectif.

Les outsiders.

Conférence Est.

Si Derrick Rose ne s'était pas déchiré les ligaments croisés, les Bulls seraient dans la catégorie favoris et peut-être auraient-ils gagné le titre l'an passé. Mais leur meneur est out au moins jusqu'à février et son retour n'est pas certain après : tout dépendra de la situation de Chicago pour précipiter leur leader dans l'arène. Pourtant, les Bulls conservent une très bonne équipe qui devrait se qualifier pour les playoffs malgré tout. La faiblesse de la conférence Est les y aidera. Mais sans Rose, pas de titre ni même une finale de conférence.

Les Celtics de Boston seront toujours des adversaires de Miami même si Ray Allen est parti. Les Greens vont récupérer Jeff Green -absent l'an passé à cause d'une opération au coeur- et misent sur quelques recrues. Sinon, c'est le trio Rondo-Garnett-Pierce qui fera la pluie et le beau temps.

On fera aussi attention aux Pacers d'Indiana, demi-finalistes de la conférence en 2012, qui se construisent autour d'un collectif solide. L'affaiblissement des Bulls pourrait leur permettre de remporter la division centrale.

Parmi les gros outsiders, les deux franchises new-yorkaises : les Knicks et les Nets de Brooklyn. Les premiers ont des noms ronflants sur le papier mais la complémentarité de la paire Anthony-Stoudemire reste toujours à établir pendant que les recrues (Kidd, K. Thomas) sont des quarantenaires proches ou atteints. Les Nets ont réussi à conserver Deron Williams et à construire un cinq majeur très intéressant avec l'arrivée de Joe Johnson et Gerald Wallace (arrivé l'an passé). Le problème viendra d'un banc un peu suspect.

Avec les Hawks d'Atlanta car j'aurai pu les classer dans les outsiders. Mais il manque quelque chose à cette équipe. L'échange avec les Nets a permis d'alléger le contrat de Joe Johnson mais il existe quelques interrogations sur les lignes arrières. Les Hawks auront récupéré Al Horford, leur pivot qui avait manqué la saison dernière.

Conférence Ouest.

Derrière le trio cité, on retrouvera les Nuggets de Denver. Ils ont récupéré Andre Iguodala dans le transfert à quatre équipes qui a amené Howard du Magic à Los Angeles. L'équipe a besoin d'un leader défensif plus affirmé et d'un joueur dont le scoring n'est pas la seule marque de fabrique.

Les Mavericks de Dallas ne peuvent être négligés non plus même si l'équipe n'a pas les moyens d'aller conquérir un deuxième titre. En plus, Nowitzki est blessé. Pour autant, les Mavs peuvent jouer un rôle important dans la conférence si leurs vétérans de l'intérieur assurent comme Chris Kaman, Eddy Curry ou Elton Brand.

Il en sera autant des Clippers de Los Angeles qui sortent d'une belle saison et qui pourraient encore franchir un cap cette année. Les Grizzlies de Memphis restent aussi des outsiders très dangereux avec un secteur intérieur très difficile à contrer (M. Gasol, Randolph).


Les qualifiables.

Ces équipes visent d'abord à se qualifier.

Conférence Est.

Les 76ers de Philadelphie devraient se qualifier. Vainqueurs des Bulls décimés au premier tour des playoffs, l'équipe a changé son visage cet été avec le départ d'Iguodala et l'arrivée d'Andrew Bynum, l'ancien pivot des Lakers. Il y a du talent dans cette équipe mais il faut encore que celui-ci s'exprime.

Les Bucks de Milwaukee peuvent jouer les trouble-fêtes dans la division centrale : leur traction arrière (Jennings-Ellis) est dangereuse mais le secteur intérieur est suspect.


Le Magic d'Orlando a perdu beaucoup de joueurs cet été et notamment Dwight Howard et Ryan Anderson (meilleure progression). Ce n'est pas une équipe de quiches mais il n'y a pas non plus de leader incontestable qui peut fédérer cette équipe. Orlando devrait lutter pour les places en playoffs mais ce sera difficile.



Conférence Ouest.

Les Rockets de Houston ont donc acquis cette nuit James Harden. C'est le gros poisson après qui ils couraient cet été (ils ont échoué à obtenir Dwight Howard). Si Harden est un très bon arrière, il va falloir qu'il montre ses qualités dans un rôle de partant. Il sera associé à Jeremy Lin, celui qui a fait un buzz sur 10 matchs aux Knicks mais qui n'a encore rien montré sur une saison. Les Rockets ont une équipe talentueuse mais qui doit avoir plus de souffle pour tenir un exercice complet.

Les Blazers de Portland avaient entamé leur réorganisation en cours de saison dernière. Derrière Alridge, Nicolas Batum aura encore plus de responsabilités en attaque. Si Portland élimine ses interférences, la formation a les moyens de terminer huitième.

Cette place était celle des Jazz d'Utah. Ils ont réussi à se qualifier grâce à une grosse réussite à domicile. L'équipe devrait encore progresser même si d'autres formations ont plus d'arguments.

Mentionnons aussi les Wolves du Minnesota. Très attendus après les promesses de l'année dernière, on espère qu'ils échapperont aux blessures qui ont plombé l'équipe. Ricky Rubio n'est pas encore revenu et Kevin Love s'est blessé. Le talent donne des arguments aux loups mais sans doute pas la quantité et la santé.

Ceux dont on n'attend rien ou presque.

Conférence Est.

Dans cette conférence, les Bobcats de Charlotte devront faire mieux que leurs 8 victoires (plus petit total historique dans une saison) de 2012. Ils ont ajouté quelques éléments en attaque et un jeune ailier prometteur : Michael Kidd-Gilchrist. L'objectif raisonnable sera d'éviter les 60 défaites.

Les Pistons de Detroit semblent encore loin de pouvoir rentrer dans la catégorie précédente mais l'équipe est mieux en état que d'autres.

Les Wizards de Washington sont restés sur une bonne fin de saison. Qui sait, avec John Wall dans sa troisième saison, l'autre brésilien d'une capitale qui s'appelle Néné, Kevin Séraphin et quelques bons éléments, ça pourrait se faire. Ca me semble juste par rapport aux 76ers.

Les Raptors de Toronto misent sur une base européenne mais leur niveau ne peut soutenir la lutte qui promet d'être belle dans la division atlantique.

Les Cavaliers de Cleveland espèrent surtout voir leurs jeunes joueurs progresser (Irving, Tristan Thompson) mais il y a peu d'espoirs de se battre pour un ticket de série... comme à Cleveland !

Conférence Ouest.

Ces équipes viennent de trop loin. C'est le cas des Suns de Phoenix, bien qu'on pourrait les classer dans la catégorie précédente. Comment cette équipe va fonctionner sans son régulateur offensif qu'était Steve Nash ?

Les deux franchises californiennes du nord, les Kings de Sacramento et les Warriors de Golden State, n'ont pas le mixage qui permet de réussir une saison : du talent il y en a dans les deux équipes, mais pas de constance, pas de profondeur et peut-être pas de maturité. On apprend.

Enfin les Hornets de la Nouvelle-Orléans chercheront d'abord à bien lancer Anthony Davis, le premier choix de la dernière draft.



Les Français.

La légion tricolore reste la première légion étrangère de la NBA. Elle s'est renforcée cet été. Voici les joueurs par équipe :

- San Antonio Spurs, la "petite France" en NBA. Tony Parker, Boris Diaw, Nando Do Colo. Le premier est  le leader de l'équipe, le second sortira du banc (ou sera partant avec quelques minutes) avec les qualités et les défauts qu'on lui connaît. Le troisième devra creuser son trou.

- Portland Trail Blazers. Nicolas Batum aura encore un peu plus d'impact offensif. S'il pouvait transformer son geste contre l'Espagne en méchanceté positive...

- Chicago Bulls. Joakim Noah. Il a travaillé cet été son jeu offensif, à défaut d'avoir trouvé une bonne méthode pour soigner une entorse de la cheville.

- Los Angeles Clippers. Ronny Turiaf, le roi du lancer franc foireux qui plombe le match contre l'Espagne. Et je suis gentil sur son rendement.

- Indiana Pacers : Ian Mahinmi apportera sa taille et sa défense à Indianapolis.

- Dallas Mavericks : Rodrigue Beaubois doit saisir sa chance. Mark Cuban croit tellement en lui qu'il a tout fait pour qu'il ne vienne pas jouer avec l'équipe nationale.

- Denver Nuggets. Evan Fournier. Drafté cet été, il aura du mal à gagner du temps de jeu à Denver.

- Washington Wizards. Kevin Séraphin a montré en fin de saison dernière qu'il avait les moyens de s'imposer. Pourra-t-il confirmer ?

-Atlanta Hawks. Johan Petro, un des récipiendaires du "meilleur job du monde" : payé 3 millions à cirer le banc. J'imagine les comparaisons en France.

Mickael Piétrus attend de signer dans une franchise mais sa carrière est quand même derrière lui.





7 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Un doublé pour le Heat fort possible.

Tarswelder a dit…

Dans la conférence Est, ils seront très durs à prendre, sauf si Indiana franchit encore un nouveau palier.

Ensuite, la concurrence sera sévère à l'Ouest. Houston n'est pas vu comme une équipe capable d'aller en playoffs mais étant donné leur parcours l'an dernier, je pense qu'ils peuvent postuler. L'arrivée de James Harden peut être un plus s'il oublie son contrat à signer.

Gin Tonic a dit…

T'as changé le look du blog ?

Tarswelder a dit…

Oui, pour voir ce que ça donne avec les couleurs des Giants.

Gin Tonic a dit…

Ah ok, c'est pas mon ordi qui déconne...

Gin Tonic a dit…

Ceci dit, du coup, ça a l'air lisible sur le téléphone, ce qui n'était pas le cas avant.

Tarswelder a dit…

J'ai mis plus clair. Le bleu foncé c'était pas idéal. Mais je n'aime pas trop le bleu ciel pour le moment.