dimanche 7 octobre 2012

Grand chelem pour les Kamaté !

Le Rugby Championship (et pas Four Nations pour la médiocrité classe journalistique sportive française) s'est terminée cette nuit. Dans cette compétition longue de deux mois, les champions du monde néo-zélandais ont confirmé une fois encore leur suprématie sur le rugby mondial. Et ça fait 16 matchs, si je ne m'abuse, que personne n'a pu battre les All Blacks.






Résultats des journées 5 et 6.

29 septembre. Afrique du Sud-Australie 31 (bo)-8
                       Argentine - Nouvelle-Zélande 15-54 (bo)

6 octobre. Afrique du Sud - Nouvelle-Zélande 16-32 (bo)
                 Argentine (bd) - Australie 19-25


La tendance des premières journées était la modération des essais. Au cours des 4 dernières rencontres, on a inscrit 22 essais.

Les Néo-zélandais se sont nourris de leur plat favori : la récupération et la relance ultra-rapide qui ont eu raison des Argentins, puis des Sud-africains. Pourtant menés 0-10 à Soweto, les champions du monde ont aussi démontré les qualités de leur rugby total de mouvement, dans lequel on sort le ballon le plus vite possible de la mêlée.

Les Springboks ont montré autre chose qu'un jeu tatanesque et sans imagination. Morné Steyn remplacé, François Steyn blessé, l'ouverture a été confiée au prometteur Johann Goosen, qui s'est blessé dans le dernier match. Certes, c'est encore du rugby sud-africain, où les récupérations font aussi le jeu, mais on a redécouvert qu'il y avait un ailier d'exception : Bryan Habana.

Les Argentins recevaient eux aussi lors de ces deux dernières journées. Contre les Blacks, ils ont envoyé mais ils se sont heurtés à la grosse défense des champions du monde (comme quoi dire qu'on ne défend pas dans le sud est une ânerie). Avec les qualités citées plus haut, ça s'est transformé en 8 essais. Face à l'Australie, ils ont payé leur indiscipline (Mike Harris réussit 6 pénalités) et ils ont encore lâché prise dans les 10 dernières minutes d'une mi-temps -comme le font d'ailleurs les Européens contre les sudistes-. C'était aussi le dernier match d'un des monstres du rugby argentin : Rodrigo Roncero.

Enfin l'Australie a subi une petite correction contre les Boks mais ils se sont rattrapés sans énormément convaincre à Rosario. Mais pour moi, Robbie Deans ne passera pas l'hiver d'autant plus que des postulants sont disponibles.

Voici donc le classement final de ce premier Rugby Championship.

1.Nouvelle-Zélande 26 points (6-0-0-2)
2.Australie 12 points (3-0-3-0)
3.Afrique du Sud 12 points (2-1-3-2 devancée au nombre de victoires)
4.Argentine 4 points (0-1-0-2)


De la Nouvelle-Zélande nous en avons parlé. Il n'y a rien à dire, sauf que Richie McCaw ne polluera pas les regroupements internationaux en 2013.

L'Australie limite la casse -au sens figuré- étant donné les prestations et les résultats inquiétants des franchises du Super Rugby et de l'équipe au mois de juin. Mais les blessures qui se sont abattues sur les joueurs cadres (Cooper, Genia, Barnes, Horwill...) n'ont pas aidé la cause australienne. Robbie Deans, l'ancien coach des Crusaders qui écrasaient tout sur leur passage au début des années 2000, devrait être condamné.

Comme je l'ai écrit lors de ma dernière chronique sur le tournoi, l'Afrique du Sud a reculé. Très critiqué pour avoir maintenu Morné Steyn et pour sa préférence des Bulls, Heynecke Meyer a donc lancé le jeune Goosen à l'ouverture. Le demi des Cheetahs a démontré pas mal de qualité mais pourquoi ne pas lancer un autre joueur très prometteur et un peu plus aguerri, Patrick Lambie des Sharks. Meyer devra aussi résoudre un problème qui n'est pas habituel chez les Boks : trouver un buteur. En effet, la défaillance des artilleurs en vert a coûté 20 et 12 points contre la Nouvelle-Zélande, c'est-à-dire une victoire et un match très vraisemblablement incertain au retour.

Enfin l'Argentine a réussi son entrée dans les grands tournois même si elle n'a réussi qu'un match nul. Il manque de l'endurance et du rythme au très haut niveau. Mais il y a beaucoup de talent. N'oublions pas que les Pumas sont de bons éléments dans le rugby à VII. L'habitude de jouer fera évoluer leur style -et c'est déjà le cas- vers plus de dynamisme et moins de tatanophilie.

Toutes ces équipes vont prendre un peu de repos avant de prendre l'avion pour l'Europe et la tournée de novembre.

Sur cette photo, deux réputés pollueurs ne seront pas là sur la scène internationale en 2013.  Mais lequel reviendra après ???



3 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Rien à rajouter: je suis d'accord avec cette analyse.

Tarswelder a dit…

Comme ça c'est réglé ! mdr

Gin Tonic a dit…

Lol !

J'avais surtout une paella à préparer !