samedi 4 août 2012

Finale du Super Rugby 2012.







Ce matin à Hamilton, dans l'île du Nord de l'archipel néo-zélandais, se déroulait au Waikato Stadium la finale du Super rugby. Elle oppose les Chiefs, deuxièmes de la saison régulière et champions de la conférence néo-zélandaise, aux Sharks sud-africains, sixième et derniers qualifiés. Cette finale a opposé deux équipes qui avaient déjà disputé une finale, contre la même équipe, les Bulls et avec le même résultat, la défaite.

Autant le dire tout de suite, le match a été totalement dominé par les Chiefs qui se sont imposés largement par 37 à 6. Les Sharks ont été réduits à défendre, dominés dans l'occupation du terrain et dans la possession. La défense sud-africaine avait permis de gagner les deux matchs chez les Reds et les Stormers mais j'ai eu le sentiment que les Requins n'avaient plus de jus, à cause de leur débauche d'efforts et des milliers de kilomètres à parcourir dans les deux sens, pour se qualifier.

Ce sont pourtant eux qui ouvrent le score sur la seule attaque de leur première mi-temps. Et encore, elle suit une touche volée aux Chiefs. Frédéric Michalak convertit par une pénalité un hors-jeu des Chiefs (3-0). Ensuite, ces derniers ont mis et remis la pression. Ils passent devant par un essai de l'ailier Nanai-Williams puis deux pénalités d'Aaron Cruden donnent une avance de dix points à la pause (13-3).

La deuxième mi-temps n'a pas connu de changement dans la physionomie. Sauf que les Chiefs ont fini par tuer tout suspens. Ils marquent trois essais (Thompson, Mesaga et Sonny D-Bill Williams), Cruden ajoute trois transformations et deux pénalités, contre un seul but à Michalak. Le score final de 37-6 est très lourd mais il n'est pas illogique quand on analyse la physionomie de la rencontre.

La victoire des Chiefs est totalement méritée sur l'ensemble de la compétition. Leur deuxième place en saison régulière est même malheureuse car ils ont aligné une séquence impressionnante de victoires consécutives (9). La clé de leur succès a reposé sur leur défense, la deuxième de l'édition 2012, qui était vraiment friable ces dernières années. Et puis on peut ajouter l'apport de quelques joueurs comme Aaron Cruden, en excellent buteur et devenu la doublure de Carter chez les Tous noirs, Sonny D-Bill Williams l'atypique centre et même celui du pilier Taumalolo, le futur usapiste parmi les trois meilleurs marqueurs d'essais de la compétition (9). Mais ce ne sont que quelques noms parmi d'autres.

En fait, les Chiefs ont mis deux saisons à digérer leur déroute en finale du Super rugby 2009 où ils avaient encaissé plus de 60 points chez les Bulls. L'équipe a montré de l'inconstance et le changement de charnière a été positif (Cruden remplaçant Donald). Ensuite, l'équipe s'est recentrée sur la défense, qui n'a pas plié contre les Crusaders en demi, tout en conservant les qualités de dynamisme et de vitesse. On notera quand même que c'est la première fois depuis 2008 que les Néo-zélandais remportent la compétition.

Les Sharks sont finalistes malheureux. Leur parcours reste exemplaire car ils ont réussi à atteindre la finale en jouant leurs matchs de playoffs à l'extérieur. Mais trop c'était trop. C'était aussi le dernier match de Frédéric Michalak dans le Sud, en espérant (bien naïvement) que l’entraîneur de Toulon le laisse un peu jouer à l'ouverture, plutôt que dans des schémas copier-coller tuant toute innovation (connaissant le jambon j'y crois pas trop).

Cette édition 2012 est aussi la première qui a suivi le calendrier habituel de la compétition, qui se termine en plein hiver austral (NDA. L'an passé, la Coupe du Monde avait réduit l'étendue du calendrier en annulant les tournées australes). L'amateur de rugby pourra donc se plaire car pendant presque toute l'année il pourra suivre du rugby. L'insipide et le restrictif du Patop 14, l'expansif et l'agité du Super Rugby.

Finalement, Sean Connery que d'avoir battu les Stormers car les Sud-africains ont laissé le titre à ce que tu vas perdre maintenant par le glaive de Taumalolo !



Question quintus. Pourquoi la nouvelle recrue de l'USAP venue des Chiefs ne pas aimer les pompom girls de l'USAP ???

5 commentaires:

Gin Tonic a dit…

J'avais le bon prono.
L'USAP aura un vainqueur du Super Rugby dans ses rangs.
Pour le quintus:parce que les USAPettes sont pas tout à fait au niveau des Chiefettes...

Tarswelder a dit…

A quel niveau ???

Gin Tonic a dit…

Physique...

Tarswelder a dit…

Comprends pas...

Gin Tonic a dit…

Elles ont pas tout à fait la même plastique !