mardi 12 juin 2012

L.A. roi du hockey

Pour la première fois de leur histoire, c'est-à-dire depuis 1967, les Kings de Los Angeles ont remporté la Coupe Stanley. Une récompense amplement méritée pour une formation qui a dominé les play-offs et qui peine à exister au Staples Center de Los Angeles, dans l'ombre des Lakers. La performance est d'autant plus grande que les Kings étaient huitièmes de la conférence Ouest ; c'est la première fois qu'une équipe classée au dernier rang de qualifié remporte le volumineux trophée.





Je vous propose de faire un retour sur l'ensemble des séries.

Quarts de finale de conférence. Les cadors tombent.

Ce premier tour des playoffs a été fatal à de nombreux favoris, en particulier dans la conférence ouest. Exit les Canucks de Vancouver, finalistes 2011 de la Coupe Stanley et meilleure équipe de la saison régulière. Les Colombiens britanniques représentaient la meilleure chance canadienne dans les séries mais ils ont été battus par les Kings de Los Angeles en 5 matches (4-1).

Dur dur aussi pour les Blackhawks de Chicago, battus en 6 matchs par les Coyotes de Phoenix -qui avaient remporté leur premier titre de division de leur histoire. Les Red Wings de Detroit devaient affronter leur rival de division, les Predators de Nashville, mais ils sont tombés en 5 rencontres. Après cette série perdue, le grand Nicklas Lidstrom a décidé de raccrocher les patins.

Enfin les Blues de Saint-Louis étaient la seule équipe qui n'avait pas participé aux playoffs à l'ouest en 2011. La meilleure défense de la NHL et 2è à l'ouest, s'est débarrassée des Sharks de San José en 5 rencontres.

A l'Est, la sensation est venue de l'élimination précoce des Bruins de Boston, champions sortants. Ils ont été battus au 7è match par les Capitals de Washington, dont la saison a été des plus décevantes. Les autres favoris ont été à la peine aussi à l'Est : les Pingouins de Pittsburgh ont perdu la bataille de Pennsylvanie face aux Flyers de Philadelphie (4-2), en payant des errements coupables. Les Rangers de New York, meilleure équipe à l'est, ont dû batailler jusqu'au 7è match pour sortir les Senateurs d'Ottawa. Enfin le duel Florida Panthers-New Jersey Devils est aussi allé au bout. Finalement, les banlieusards de la pomme se sont imposés à une formation qui n'avait pas disputé les séries depuis plus d'une décennie.

Demi-finale. Kings et 2...

Après avoir sorti la tête de série numéro 1 de la conférence, les Kings de Los Angeles ont facilement éliminé la numéro 2, les Blues de Saint-Louis. Un balayage où les vaincus n'ont inscrit que 6 buts en 4 matchs. La défense de fer organisée autour de Jonathan Quick, le portier angelino, a dominé son homologue adverse.

Dans l'autre demi-finale de l'ouest, on savait que le vainqueur disputerait sa première finale de conférence. Les Coyotes de Phoenix se sont imposés 4-1 aux Predators de Nashville. Pour une franchise en difficulté, en voie d'être délocalisée, puis rachetée, c'est pas mal. Le hockey devrait encore survivre en Arizona, puisque le public vient enfin assister aux matchs.

A l'est, le duel Capitals-Rangers a été remporté 2-1 au 7è match par les Rangers. Cette série est à l'image de toutes les séries à l'est, qui ont été très serrées et très tendues. Quant aux Devils, ils ont écarté assez nettement les Flyers (4-1). Philly avait remporté le premier match mais les Devils ont serré le jeu et remporté les 4 autres parties.

Finale de conférence. Kings et 3.

C'est la troisième tête de série qui tombe à l'ouest devant les Kings. Les Coyotes de Phoenix n'ont pris qu'un match (le 4) aux Kings. Notons que Phoenix avait remporté ses deux derniers matchs de la saison régulière pour passer devant Los Angeles et repousser les Kings du 3è (1er de division) au 8è rang.

L'Est oppose un duel que tout le monde attendait mais qui s'est rarement produit en séries : les Devils contre les Rangers. L'expérience de Martin Brodeur (40 ans) et des diables a prévalu sur des Rangers sans doute épuisés par 14 matchs serrés. New Jersey l'emporte 4-2 et retrouve la finale de la Coupe Stanley, après une saison 2010-2011 catastrophique.

Coupe Stanley. Les Kings en fanfare.

Deux gardiens, deux générations s'affrontent. Martin Brodeur, le québécois des Devils, est le portier le plus victorieux dans la NHL. Jonathan Quick est depuis quelques années le gardien des Kings et ses performances avaient permis aux siens de se qualifier les deux dernières saisons pour les séries.

Les Kings ne sont pas des habitués des playoffs. Leur dernière finale de Coupe Stanley remonte à longtemps : en 1993, ils ont été battus en finale par le Canadien de Montréal, dont c'est la dernière victoire. Leur attaque n'est pas forte (29è de la NHL) mais leur défense redoutable (2è). C'est cette défense qui  a dégoûté toutes les équipes à l'Ouest mais aussi les Devils en début de série.

Pour autant, les deux premiers matchs disputés à Newark sont serrés et vont en prolongation. A chaque fois, les Kings gagnent par 2-1. Ils sont invaincus à l'extérieur dans ces séries, c'est incroyable.

En gagnant le match 3 par 4 à 0, on pense même au sweep des Devils qui doivent encore disputer un match au Staples Center, bien encombré en cette saison (présence des Lakers et des Clippers en playoffs NBA oblige). Mais les champions de l'Est réagissent et gagnent par 3 à 1. De retour à New York, les Devils remportent la 5è manche 2-1. Ils sèment le doute chez les Kings et le spectre d'une incroyable remontée commence à flotter à Los Angeles.

Mais le match 6 lève tous les doutes : en quatre minutes dans la première période, les Kings marquent 3 fois. Un autre but marqué en début de deuxième tiers sonne comme le glas des espoirs de New Jersey, même s'ils réduisent le score en fin de période. Mais là aussi, les Kings parachèvent leur succès par deux buts en 15 secondes avec 4 minutes à jouer. 6-1 et un apothéose qui récompense une équipe discrète, qui s'est montée pièce après pièce.

Comme attendu, Jonathan Quick a remporté le trophée Conn Smythe qui récompense le meilleur joueur des playoffs. En 20 matchs, il totalise 16 victoires, 94,6 % d'arrêts et une moyenne de 1,41 but encaissé par match avec 3 blanchissage. Quick n'a que 26 ans, 14 de moins que Martin Brodeur dont les prestations ont été excellentes pendant les séries.


Photo. Jonathan Quick et le lourd trophée Conn Smythe.






7 commentaires:

Gin Tonic a dit…

Il y a donc de la glace en Californie ailleurs que dans les verres !!

Bon, suis pas très connaisseur en hockey...

Bravo à eux !

Tarswelder a dit…

Comme tu dis, c'est l'âge de glace à LA.

Par contre, on n'a pas fêté au Gin To !

Gin Tonic a dit…

Pfffff !!!
Tout se perd...

Tarswelder a dit…

Ceci dit, le hockey qui gagne à LA c'est du jamais vu. Même Wayne Gretzky n'y était pas arrivé.

Gin Tonic a dit…

Il a joué à LA ?

Tarswelder a dit…

Oui. Il avait été transféré d'Edmonton aux Kings. Il a pleuré lorsqu'il a été échangé car il voulait rester jusqu'au bout avec les Oilers. Mais son salaire était juste trop important pour la franchise.

Gin Tonic a dit…

Un salaire Hollywoodien...